Mois: juillet 2015

Un été à poils

Sur les jambes, les aines, sur et sous les bras, le poil est là, toujours prêt à nous embêter. Ce poil que je me suis fait un plaisir devoir d’enlever méticuleusement de sur ma peau depuis plus de quinze ans. Quand j’avais du temps, j’allais me le faire soigneusement épiler, tous les mois. Combien j’ai pu dépenser pour ces soins? J’aime mieux ne pas y penser. Mais bon, depuis que je suis mère, je n’ai plus le temps de me rendre chez l’esthéticienne et c’est à la maison que je tente de faire la guerre à la pilosité, le plus souvent avec un bon vieux rasoir. Le malaise. Un jour de juin, mon fils est entré dans la salle de bain pendant que je me rasais les mollets sous la douche. Il m’a regardé avec de grands yeux et m’a dit : « Mais, maman, pourquoi tu enlèves tes poils? Papa fait pas ça, lui! » J’ai été si surprise de sa question que tout ce que j’ai trouvé de simili-intelligent à lui répondre (j’insiste sur le « simili », …

Santé Canada : Concentrez-vous sur les faits

Il y a quelques jours, j’ai été invitée à me rendre à la présentation de Concentrez-vous sur les faits, la nouvelle phase de la campagne de sensibilisation canadienne sur le tableau de la valeur nutritive. La matinée (dans une épicerie, où d’autres, hein?) était animée par la magnifique Isabelle Racicot (#girlcrush, même si c’est pas féministe de dire #girlcrush), j’étais entourée de plein d’amies de la blogosphère, les enfants portaient des chapeaux de détective et se promenaient dans les rangées avec des loupes, ça allait être fun. https://instagram.com/p/4hz3KRtz9s/?taken-by=mamanbooh   Jusqu’à ce que je réalise que je n’étais pas si ferrée « côté catchage » de ce qui est écrit sur le tableau de la valeur nutritive des aliments. J’écoutais la nutritionniste invitée et je me disais que j’avais bien des croûtes à manger (justement) pour être certaine que je faisais des bons choix équilibrés pour ma famille. Mais bon, ensuite, je me suis calmé le pompon et je me suis souvenue que de toute façon, je n’utilise pas tant d’aliments préparés pour mes enfants. Quand j’ai rien …

La chute (celle dans les escaliers)

Lundi dernier à 18h20, mon cœur s’est arrêté. À tout le moins, il a sauté un tour. Mon tout petit bébé, ma fille de deux ans, a déboulé notre escalier. Cet interminable-classique escalier de bungalow. Ces 15 marches infernales, droites, sans palier. L’escalier dans lequel mon mari a trébuché cet hiver. Le même devant lequel nous avions une barrière jusqu’à tout récemment. Jusqu’à ce que Martha soit capable de le descendre et le monter. Un accident si bête. Martha, tout en haut de l’escalier, pour une raison que je m’explique mal, a voulu suivre son frère dans le sous-sol de manière précipitée, et a perdu pied. Elle a tout dévalé, se cognant la tête durement à de multiples reprises. J’ai assisté à tout ça : j’étais en haut, moi aussi, mais de l’autre côté de la rampe. J’ai eu beau courir, je suis arrivée à côté d’elle au moment même où elle frappait la dernière marche. Direction Sainte-Justine. Un appel au 811 et on me donnait la confirmation du protocole. Un enfant de deux ans …

Une histoire de popsicle

Mon chum et moi, on est vraiment dans une passe rushante professionnellement cet été. Pour faire une histoire courte, on travaille tout le temps. C’est simple de même. Lui, il part à 6h du matin et ne revient pas avant minuit. Donc, moi, je m’occupe d’Henri et Martha le matin et le soir, en plus de travailler, thank God, de la maison. Mais, là ou ça se corse, c’est quand je dois travailler le samedi et le dimanche, c’est-à-dire les jours où y’a pas de garderie, et que je suis en mode soloparental. C’est vraiment tout un défi, mais honnêtement, entre deux moments de découragement et d’auto-tirage de cheveux sur la tête, y’a parfois du drôle et du doux qui se glissent. Le doux, justement, il est venu au retour d’une promenade à l’épicerie (on n’avait plus de pain et de lait, super, avec deux enfants), ce week-end. Promesse et sucette glacée. Y fait chaud, on sue (moi plus que tout le monde, oui, je suis la mère qui doit traîner un bâton de déo …

Le baume

Les derniers temps ont été assez difficiles pour la maman en moi. Mais comme pour célébrer le retour à la normalité pour nos petits cœurs échaudés, il y a eu ce week-end le BBQ de fête pour les 35 ans de mon mari. Une parfaite journée d’été. Parfaite. Des amis, des voisins, des enfants partout dans notre petite cour. Du bonheur, de l’amour, des salades, des saucisses, du bon vin et de la limonade. Un p’tit baume, quoi.     *Crédit photos : Vanessa Giguère Extraordinaire*