Être parent, Parentalité, Petite enfance
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Le premier anniversaire : le leur, mais le nôtre aussi

Ce matin, j’ai reçu le plus beau des messages. Une grande amie m’a envoyé la lettre qu’elle a écrite à son fils en se réveillant. Elle a eu cette impulsion, car c’était un jour bien spécial. Ce matin, cela a fait un an qu’elle est devenue maman. Son beau garçon a maintenant 365 jours de vie, mais, elle aussi, un peu en même temps. 365 jours de vie de maman.

Elle m’a envoyé ce message, pas nécessairement pour que je le publie sur le blogue. Elle me l’a envoyé parce qu’on s’aime, elle et moi, et que c’est le genre de choses qu’on se partage. Mais je l’ai quand même convaincue de vous laisser la lire, et comme elle est de nature discrète, je tairai son nom.

L’an zéro

Hier soir en me couchant, j’ai dit à mon chum: « J’ai peur de trop pleurer quand on va lui chanter bonne fête pour la première fois. »

C’est à ce moment-là que j’ai réalisé toute la portée que pouvait avoir cette première année. Celle que j’ai rebaptisée tour à tour : « magique », « maudite », « réconfortante », « déstabilisante », «unique (pas dans le sens de différente, mais bien dans le sens de  « je ne veux plus revivre ça! ») et aussi « interminable »…  Ça oui, elle m’a souvent semblé interminable. Parce que, beaucoup trop intense, beaucoup trop instable.  Mais malgré tous les grands bouleversements que notre première année nous a apportés, je me surprends ce matin à avoir envie qu’elle ne se termine jamais.

Je ne veux surtout pas sous-entendre qu’elle a été facile ni que ç’a été un conte de fée. On n’est pas sur Facebook. C’est la vraie vie et notre première année a été parsemée d’embuches et de moments de grande vulnérabilité. Elle a eu son lot de bémols, « l’année zéro », celle qui n’a pas encore d’âge. C’est un peu comme une grande respiration avant le départ : « UN, DEUX, TROIS » et le coup d’envoi est donné. Le temps passe vite, vite, vite.

Ce matin, j’aurais aimé être la mère qui arrive dans ta chambre avec un nez de clown et des ballons. Mais au fond de moi, en ce matin du 6 août 2015, alors que toi et papa dormez et que la maison respire déjà un air de fête, je suis un peu nostalgique.  Nostalgique de cette année où le temps n’existe pas vraiment, ce temps où on est un peu à l’abri.  Et, comme je suis ta maman et que tu es encore trop petit, j’en profite pour te voler ton premier voeu et espérer fort que le temps s’arrête un peu, du moins qu’il ralentisse. Que les heures se calculent en minutes, les années en jours, et que tu restes, très longtemps, un petit garçon.

Grande respiration…  Yeux fermés…  J’y pense fort, fort, fort et j’y crois…  Et je souffle sur ta bougie.

Bonne fête, mon amour!!
Je t’aime tant.
Maman xxxx

 

Je t’aime tant, mon amie. Je te le souhaite, ce temps qui ralentit. Et bonne fête à toi aussi!

 

Crédit photo : Totalement awesome Marianne Prairie 

1 commentaire

  1. Ooooh c’est si beau! Ça ressemble beaucoup à ce que j’aurais écrit au premier anniversaire de ma Poupinette, si j’avais du talent, s’entend ;) Et j’ai ri (jaune, mais ri pareil) quand j’ai lu la phrase « On n’est pas sur Facebook. » Honnêteté, j’aime çaaaa! :D

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