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« On » joue aux voleurs

Le 22 décembre dernier, nous nous sommes faits cambrioler.

J’étais allée voir un spectacle à 19h avec Henri et Martha. Il ne nous restait ensuite qu’une petite journée d’école-garderie-boulot, nous étions presque-déjà en vacances.

Puis boum. À 20h40 en mettant les pieds dans la maison, nous avons bien vu que nos vacances ne commenceraient pas comme nous nous l’étions imaginé.

Depuis, nous avons peur. Il y a des gens qui sont entrés chez nous. Ont défoncé notre porte. Ont vidé chaque tiroir dans l’espoir d’y trouver des babioles pour eux, des souvenirs pour nous.

J’ai eu mal. Mal qu’on me dépossède, certes. Mais surtout mal pour mes enfants. J’étais, et je suis toujours, hors de moi quand je pense qu’on a ainsi détruit leurs illusions que le monde est peuplé de gens gentils et respectueux, de citoyens de qualité comme ceux qu’ils rencontrent chaque jour. Le genre d’humain que je leur dis qu’ils peuvent aspirer à devenir s’ils font leur lit et mangent leur brocoli.

Depuis, on parle sans cesse de voleurs, de crime et de méchants. On joue aux cambrioleurs avec des masques et des fusils mimés avec les doigts pow-pow. On rêve aux étrangers qui nous veulent du mal. Vous comprendrez que le « on » exclut ici la personne qui écrit ce texte. « On », ce sont un garçon de presque six ans et une fillette de trois ans quasi quatre. « On » vacille, « on » cherche ses repères. « On » a besoin d’être rassuré. « On » a deux parents présents et à l’écoute, faque ça devrait aller. Mais les parents, ils sont fatigués, vous savez.

Et ils magasinent des systèmes d’alarme. Pour se donner une contenance.

Mes souhaits pour la nouvelle année? Je vous souhaite la santé… et de ne pas vous faire cambrioler ;)

Allez, on se reprend pour une chronique plus joyeuse la semaine prochaine, promis. Bon week-end xx

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