Tous les billets publiés dans: Défis

Comment parler aux fillettes d’autre chose que leur apparence

Mes filles ont 3 et 6 ans. Et aussi magnifiques qu’elles soient, j’aimerais bien que les gens qui s’adressent à elles leur parlent d’autre chose que de leurs jolies robes et de leurs grands yeux qui briseront les coeurs des garçons. Pour la maman féministe que je suis, ça arrive un peu trop souvent à mon goût. Je sais que les intentions derrière ces remarques sont bonnes, excellentes même. On essaie de créer un lien positif avec mes filles en les complimentant. Mais pourquoi faut-il que ce soit presque tout le temps par rapport à leur apparence? Pis leur éventuel potentiel de séduction? (Celui-là me met très mal à la l’aise. Pis en passant, ça se pourrait qu’elles brisent le coeur des filles aussi.) Car même si c’est vrai qu’elles ont de jolies robes et de grands yeux, j’aimerais bien qu’elles se sentent intéressantes et valorisées par d’autres aspects de leur petite personne. Parce que dans les histoires, les applications sur la tablette, la publicité, les émissions de télévision, les filles sont constamment ramenées à « être belle ». Ce serait chouette que dans la vraie vie, …

J’ai honte de la mère que j’étais

Hé, salut. Avant de rentrer dans le vif du sujet, je pense qu’il serait plus poli que je me présente. Que je m’introduise, comme disent les Anglais. Question que cette nouvelle collaboration commence en douceur. Parce que le doux, c’est pas mal ma philosophie de vie. Le doux, c’est une priorité, un objectif, une quête. J’en distribue du mieux que je peux autour de moi. Tout comme les high-five. Je suis une bonne donneuse de high-five. Veux-tu un high-five? Tiens, prends-en un, c’est gratuit. Je suis très heureuse de débarquer sur Maman a un plan et de faire équipe avec une personne aussi sensible, intelligente et douée sur les réseaux sociaux qu’Odile. J’ESPÈRE QUE VOUS ALLEZ M’AIMER PARCE QUE MOI JE VOUS AIME DÉJÀ. Bloguer sa maternité J’ai longtemps écrit sur mon blogue personnel Ce que j’ai dans le ventre. Au fil des ans, les billets se sont accumulés par centaines, au gré de mes épiphanies, de mes questionnements et de mes pétages de coche. Je suis allée faire un peu de ménage là-dedans récemment. Chaque …

Le bébé lion

Une amie m’a envoyé ce texte sur ce qu’elle a traversé en devenant maman. En le lisant, j’ai su qu’il fallait que je le publie ici. Parce que je sais qu’un trop grand nombre de femmes souffrent de ce mal, l’anxiété, et que, souvent, elles le font en silence et dans la honte. Mon amie désire conserver l’anonymat et je la respecte. Je comprends que prendre la parole publiquement est difficile, et que toutes les femmes n’ont pas envie de voir leur histoire devenir publique. Par contre, en tant que société, nous ne pouvons plus nous taire : la dépression, les troubles anxieux, les idées suicidaires, ça peut toucher tout le monde, même les mères. Non, les hormones ou le bonheur d’avoir enfanté ne nous « protègent » pas. Et, au bout du compte, plus nous en parlerons, plus nous donnerons du fil à retordre à la honte. Mon lion Il y a tout un processus qui précède la visite chez ton médecin quand tu lui annonces, à bout de souffle : « J’en peux plus, je suis au bout du rouleau.» On n’arrive pas à une …

La voix du ventre

Moi, vous savez, j’ai eu une grande chance. J’ai voulu devenir enceinte deux fois et ç’a marché les deux fois. Je connais la date de conception exacte de mes enfants. C’est un peu le chemin idéal, celui qu’on espère tous qui nous attend lorsqu’on souhaite devenir parent. Il y a pourtant des tas de gens autour de moi qui n’ont pas eu ce privilège. Certains ont eu besoin d’un peu d’aide, d’autres de beaucoup, et certains n’y sont jamais arrivés. À vous tous : chapeau, je vous admire. Vous avez eu l’envie d’avoir des enfants et vous avez dû travailler pour y arriver, alors que la majorité d’entre vous devait être en train de faire un deuil, celui du chemin le plus facile, le plus court. Et quand on est en train de faire un deuil, on n’a pas toujours envie de « travailler », justement. Alors, s’ajoutant à toutes les essentielles et primordiales raisons médicales, c’est peut-être un peu pour ça que notre société a pris la décision, il y a quelques années à peine, d’être solidaire …