Tous les billets publiés dans: Être parent

Lâchez pas, les parents!

L’activité hivernale la plus populaire pour les jeunes familles, c’est pogner des virus. Nous avons passé la dernière semaine à Sainte-Justine avec notre aînée, hospitalisée pour un sérieux bronchospasme, un état de détresse respiratoire déclenché par ce qui avait tout l’air d’une grippe. Notre plus jeune a aussi manqué toute une semaine de garderie en janvier pour ne pas contaminer les amis avec ses microbes expectorés aussi fréquemment que violemment. Mon mari est si congestionné, il pourrait tenir la vedette d’une publicité de médicament anti-rhume, version état lamentable pré-ingestion de drogue (je t’aime, minou). Et la seule et unique Odilou Archambault se remet de trois longues semaines su’l carreau. Sur 25 jours ouvrables depuis le retour des Fêtes, nous avons dû garder les enfants à la maison près de la moitié du temps. Ma game de motivation d’absences n’a jamais été aussi on point. De mon côté, mon système immunitaire, tel un village gaulois boosté à la potion magique (au gingembre), résiste encore et toujours à l’envahisseur. J’interromps donc mes lavages de main fréquents et mon rattrapage de job infini pour rendre hommage à …

La rentrée, la magie et le quotidien

Être mère, je trouve ça souvent difficile. La routine, ça épuise parfois, et la somme de petits défis devient bien trop grande. Mais la vie d’une mère, c’est aussi rempli de petites pointes de merveilles : le premier sourire, le premier bisou, le premier dessin, une caresse surprise, un mot doux glissé au coucher, une réflexion (il)logique étonnante, nos enfants sont des magiciens du quotidien. Mon fils, qui opère sa magie dans ma vie depuis sa toute première minute, commence la maternelle dans deux semaines. Nous terminerons alors ce qui aura été le plus bel été de nos vies ensemble. Même si je le sens prêt, une petite partie de moi voudrait le retenir dans l’innocence de l’enfance pour toujours. Que cet été ne finisse jamais, quoi. Hier, comme s’il devait me rassurer pour de bon sur sa capacité à entreprendre cette grande aventure, il a une fois de plus usé de sa baguette magique. Laissez-moi vous raconter. Henri et moi discutons de quelqu’un qu’on aime. Un être d’exception qu’on se compte chanceux d’avoir dans …

Sur le chemin de la gelato

Promenade du soir – En route vers la gelato Henri, pensif : Maman? Après être enfant, puis adolescent, on devient adulte? Moi : Oui. Henri : Et après on devient grand-parent. Moi : Eh bien, ça dépend. Y’a des gens qui n’ont pas d’enfant, donc s’ils ne sont pas parents…ils ne deviennent pas grands-parents. Henri : Mais toi, tu es une maman, alors tu vas devenir une grand-maman? Moi : Juste si toi ou ta sœur vous avez des enfants. Si vous en avez pas, je serai pas grand-maman. Henri, un peu désolé : Je suis pas sûr que je veux avoir des enfants. Moi : C’est ben correct, c’est toi qui va décider. Henri, comme pour lui-même : Ça passe vite, la vie. Il lève les yeux vers moi, voit que je pleure, me prend par la main et la serre très fort, sans rien dire. Quand mon garçon de cinq ans me sort des choses comme ça, alors que, dans ma tête, il est toujours un bébé, ça me fait réaliser que, oui, …

Je suis une maman oiseau

Je n’aime pas beaucoup me faire mettre dans une catégorie. Je suis une personne avec beaucoup de paradoxes, assez complexe et pas mal nuancée. En tant qu’humaine et en tant que mère. Je dirais même plus en tant que mère. Je ne veux pas de case. Les noms de catégories me font toujours rire, pas leur fondement, mais le dogme qui vient avec le nom de ladite catégorie. « Je pratique l’attachement parenting » qu’on me dit parfois. Dans ce temps-là, je souris niaiseusement, car tout ce que j’ai envie de répondre en blaguant c’est : « Je pratique le detachment parenting, t’sais, je les haïs, mes enfants. » On m’a déjà dit : « Chez nous, on fait du slow parenting » et j’avais envie de rigoler en disant que : « Chez nous, c’est du fast parenting, parce que prendre le temps, c’est dépassé » #poudoumtish. Quand on me parle des parents-hélicoptères, je ris encore, car je me demande comment on appelle celui qui n’est pas impliqué dans la vie de son enfant. Un parent sous-marin? En fait, je suis …

Comment parler aux fillettes d’autre chose que leur apparence

Mes filles ont 3 et 6 ans. Et aussi magnifiques qu’elles soient, j’aimerais bien que les gens qui s’adressent à elles leur parlent d’autre chose que de leurs jolies robes et de leurs grands yeux qui briseront les coeurs des garçons. Pour la maman féministe que je suis, ça arrive un peu trop souvent à mon goût. Je sais que les intentions derrière ces remarques sont bonnes, excellentes même. On essaie de créer un lien positif avec mes filles en les complimentant. Mais pourquoi faut-il que ce soit presque tout le temps par rapport à leur apparence? Pis leur éventuel potentiel de séduction? (Celui-là me met très mal à la l’aise. Pis en passant, ça se pourrait qu’elles brisent le coeur des filles aussi.) Car même si c’est vrai qu’elles ont de jolies robes et de grands yeux, j’aimerais bien qu’elles se sentent intéressantes et valorisées par d’autres aspects de leur petite personne. Parce que dans les histoires, les applications sur la tablette, la publicité, les émissions de télévision, les filles sont constamment ramenées à « être belle ». Ce serait chouette que dans la vraie vie, …