Année: 2013

Famille Saint-Lambert

Un déménagement, du stress et des deuils

C’est fait. J’habite maintenant à Saint-Lambert. Ç’a été ardu, mais on l’a fait! En résumé 23 novembre 9h30 – Bureau du notaire : Je vends mon condo. Les nouveaux proprios nous disent qu’ils emménageront le 30 à 11h. Ok, bye! À la prochaine! 10h – Bureau du notaire : La notaire nous apprend qu’il y a un problème avec notre vendeur.  Et qu’on ne pourra peut-être pas acheter la maison. Hum… le stress que j’ai ressenti à ce moment-là et toute la semaine qui a suivi : impossible à décrire. À part cette phrase qui me roulait constamment dans la tête : Euh, c’est parce que j’ai DEUX bébés! Semaine du 26 novembre Les notaires et les courtiers tentent de régler ça… Nous, on veut mourir et on pense faire entreposer nos meubles et se louer un appartement. 30 novembre 8h – Condo du Vieux-Rosemont : Les déménageurs arrivent et vident le condo. 10h30 – Bureau du notaire : Nous devenons finalement propriétaires de la maison. Fiou. 11h – Saint-Lambert : Les déménageurs entrent notre stock, un plombier arrange le réservoir …

Condo_vendu_Montréal_famille

Je suis une statistique

C’est le cœur un peu barbouillé que j’écris ce billet. C’est qu’en fait, je fais maintenant partie d’une statistique, pas dramatique pantoute, mais que je ne pensais pas qui m’attendait de sitôt. Pas moi, la maman hipster du Vieux-Rosemont :) Laissez-moi vous raconter. Mon chum est un « seineux » de première, il aime ça checker des maisons sur MLS. Il me gosse vraiment avec ça (inquiétez-vous pas, il le sait), mais bon, ça le relaxe. Depuis que Martha est née qu’il regarde des condos, des duplex, des maisons où on aurait un peu plus d’espace. Il m’a même emmenée en visiter dans Cartierville, c’est vous dire! (Je blague, je n’ai rien contre Cartierville, je trouve ça charmant.) Mais bon, on n’avait pas les moyens (pas pantoute!) d’acheter un peu mieux que ce qu’on avait en ce moment nulle part à Montréal, alors le projet de déménagement semblait vraiment illusoire, pour nous deux. Il y a six mois, il me dit : j’ai vu une maison sur MLS qui serait dans nos prix, pis je pense que …

Quatre minutes

Y’a pas une journée où je n’ai pas envie de tout lâcher, démissionner et revenir à la maison m’occuper de mes deux enfants à temps plein. Pas une seule. Ça dure 4 minutes :  Je m’ennuie de mes enfants. J’haïs faire l’épicerie la fin de semaine. Je n’ai pas le temps de faire de l’exercice. Le métro est toujours en panne. J’ai oublié d’inscrire mon garçon à sa session de gym. Je travaille toujours un peu les soirs. Je n’ai pas le temps de voir mes amies. Je suis toujours en retard au travail. Je n’ai pas le temps de lire La Presse. J’oublie toujours de me faire un lunch. Je dépense une fortune en dîner au resto. Je n’ai pas le temps d’appeler ma mère. Je n’ai pas le temps de cuisiner des repas équilibrés. Je suis ensevelie sous des piles de linge à plier. Je manque de temps pour me sécher les cheveux. Je n’ai pas le temps de me faire les jambes. Je m’ennuie des longues promenades avec la poussette. Je n’ai …

Avoir deux ans – Le matin

Le terrible two! Vous êtes passés par là? Voici ma « routine »  matinale avec Henri depuis quelque temps: 7 h Henri vient me réveiller. Henri : Maman, j’ai faim! Moi (vraiment endormie) : Oui, mon amour, je vais te faire des rôties au beurre d’arachide. Henri : Non, au miel. Moi : D’accord, au miel. Henri : NON! Au caramel! Moi : o_O Crise de bacon.   7h15 Henri est assis à table, je lui apporte sa rôtie au caramel. Henri : NON! Ze veux pas au caramel! Il pousse son assiette. Moi : Si tu n’as pas faim, Henri, c’est correct. Tu peux aller jouer. Je prends son assiette. Henri : Ze veux mon assieeeeeeeeeeette! Larmes.   7h30 Henri n’a rien mangé 7h45 Je m’assois enfin pour manger mes rôties au beurre d’arachide et boire mon café. Henri : Z’en veux. Moi : O_o   8h Henri joue calmement avec ses camions dans la salle de jeux. Je berce Martha…je réussis enfin à l’endormir. Je me lève pour aller la déposer dans son …

Deuil et etc.

Je savais très bien qu’en retournant travailler si rapidement après l’arrivée de ma petite Martha, j’allais avoir à affronter des difficultés, mais là, j’en vis une que je n’attendais pas nécessairement. Oui, je suis un peu fatiguée, oui, ça demande de l’organisation (beaucoup), oui, il faut que j’apprenne à demander de l’aide, mais tout ça, ça se gère. Le « problème » est ailleurs: ma cocotte n’a plus besoin d’être allaitée la nuit. Je vous entends rire, moi aussi d’ailleurs je ris en l’écrivant, mais le problème part de là. Quand j’ai recommencé à travailler il y a presque deux mois, j’allaitais quand même ma fille cinq fois par jour : trois fois en soirée, une fois la nuit et une fois le matin avant de partir au travail. Petit à petit, c’est devenu quatre fois… puis trois… puis là, c’est seulement deux : un allaitement le matin et un le soir. Et, ce qui devait arriver, arriva : je produis beaucoup moins de lait. C’est sûrement au grand bonheur de mes collègues qui n’étaient plus capables de m’entendre dire que …

Un mois avec un bébé, c’est aussi…

Un mois avec un nouveau bébé, c’est aussi : Trois visites chez le pédiatre pour des fesses irritées Un petit garçon qui attrape une gastro Un bébé qui a sa poussée de croissance de trois semaines pendant que petit garçon a la gastro Une maman qui attrape ladite gastro et qui allaite un bébé en poussée de croissance Un papa qui travaille tout le temps Des amis qui viennent aider (on les attire en leur disant qu’ils pourront bercer le bébé tout en écoutant la 3e saison de Downton Abbey : merci à mon enregistreur numérique!) Très peu de sommeil Du café qui sauve des vies Une belle-maman qui dort dans la salle à manger (dans un sleeping bag, pis toute!) Un petit garçon qui dit « Pas je t’aime maman » Un petit garçon qui console sa petite sœur quand elle pleure Une famille heureuse, tellement!

Martha et les parenthèses

Voilà un peu plus de deux semaines que Martha est avec nous et je ne pourrais être plus heureuse. Je l’avais beaucoup entendu, mais je sais maintenant que c’est vrai : avoir un deuxième bébé est beaucoup moins stressant! Quand Henri était un poupon, j’avais toujours peur : de ne pas être bonne, de ne pas lui donner assez de lait, de lui faire mal, j’avais même peur de lui laver les cheveux : tsé, si je frottais trop fort…(n’importe quoi!) En ce moment, je me remets d’une chirurgie, j’allaite à temps plein, j’ai un fils de deux ans qui demande BEAUCOUP d’énergie…et je suis mille fois moins fatiguée qu’à l’arrivée d’Henri. La vie est bien faite, non? Je sais que, pour l’instant, on est chanceux, que Martha pourrait commencer à avoir des coliques la semaine prochaine, que j’aurai peut-être envie de m’arracher les cheveux de sur la tête (ha non! c’est vrai, ils tombent tout seuls) si ma convalescence s’éternisait, mais là, je suis dans le moment présent et j’en profite. C’est pas mal …

Une césarienne planifiée… d’urgence!

Voilà maintenant une semaine que j’ai accouché de ma fille, Martha. Comme je vous l’avais dit dans un billet précédent, la cocotte était placée en siège et aucune méthode n’a fonctionné pour qu’elle se place « normalement ». J’avais donc vu mon médecin pendant ma 36e semaine de grossesse et il me disait que comme j’avais accouché de mon garçon par induction à près de 42 semaines, il n’était vraiment pas pressé de planifier la date de ma césarienne, mais qu’elle aurait probablement lieu pendant la 39e semaine. Il m’a donc donné rendez-vous la semaine suivante à la clinique pour mon suivi et pour qu’on puisse fixer une date. Ce dont je ne me doutais pas, c’était que ladite journée du rendez-vous serait en fait celle de mon accouchement! Le 10 au soir, après une « pas pire longue » journée  (on va à la clinique sans rendez-vous, car Henri a encore une otite, on va bruncher avec des amis et je fais des courses pour le bébé tout en soignant ma giga bronchite), je vais enfin me coucher! …