Être parent, Parentalité, Réflexions
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Retourner travailler (ou pas) deux mois après avoir accouché

J’ai beaucoup moins écrit sur mon blogue ces derniers temps. J’étais, disons, assez prise par mon rôle de maman et par mes réflexions…

Voyez-vous, je voulais recommencer tranquillement  à travailler à la pige à temps partiel (à la maison) vers la fin du mois de mai. Martha aurait alors eu deux mois, ça aurait été parfait.

Ouais, parfait, mais la perfection existe-t-elle? En tout cas, pas dans ma vie!

La réalité

Je me suis fait offrir un contrat, le genre qu’on ne peut pas refuser : une trop belle expérience dans un domaine qui me plaît. Mais ce contrat en est un à temps plein, dans un bureau. Mauvais timing, hein? On m’aurait offert ça dans un an, j’aurais célébré en dansant et en chantant dans mon salon. Au lieu de ça, qu’est-ce que j’ai fait? Je vous le donne en mille : j’ai angoissé et culpabilisé. Et j’ai eu peur d’être jugée .

Pourquoi? Parce que je la voulais cette job, mais qu’une « bonne mère » ne retourne pas travailler quand son bébé a deux mois. Ça, c’est pour la partie culpabilité. Ah oui, y’a aussi le sentiment d’injustice entre le temps que j’ai dédié à Henri et celui que je dédierais à Martha : méga-giga-culpabilité.

Ensuite? L’angoisse. « Et si je n’y arrivais pas, si ça mettait mon couple en péril… et l’allaitement dans tout ça? Hein? Y avais-je pensé à l’allaitement?! La dernière fois, j’étais tellement découragée de ne pas avoir pu allaiter Henri plus de deux mois! Là, tout va bien et je vais tout gâcher! »

Bon, vous voyez le portrait.

N’en reste pas moins qu’après des heures d’hésitations, de réflexions, de conversations (merci Chloé!), je l’ai prise, la job.

Pourquoi? Parce que j’ai réalisé qu’il n’y a jamais de bons moments. Jamais de moment «parfait» pour avoir un bébé, pour partir en voyage, pour acheter une maison ou je ne sais quoi. C’est drôle ma vie a toujours été remplie d’opportunités à des moments imparfaits… mais elle est quand même pas pire ma vie!

La solution

Mon merveilleux chum va ralentir sur les contrats cet été pour s’occuper de Martha et quand ça, ça ne fonctionnera plus, nous allons engager quelqu’un pour venir la garder à la maison. Quand nous serons prêts, elle commencera la garderie. Pour l’allaitement, elle prend des biberons de formule le jour, mais je continue à l’allaiter le matin, le soir et la nuit : ben non, elle fait pas ses nuits!

Et puis?

J’ai commencé le 21 mai. Et vous savez quoi? J’aime ça. J’ai beau être une maman, je suis aussi une femme et, là, j’avais envie de ça.

Je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas facile : la petite pleure et ça me vire à l’envers, Henri ne comprend pas pourquoi je dois PARTIR pour aller travailler, alors qu’il m’a toujours vue travailler dans mon bureau, etc. On doit tous s’adapter.

J’ai parfois des relents de culpabilité, un sentiment d’être une mauvaise mère, mais je les chasse en me disant que ce que je suis en train de montrer à mes enfants, c’est qu’il faut foncer et aller chercher ce qu’on veut.  Et, de toute façon, c’est quoi être une bonne mère, hein? Toujours se mettre de la pression, être parfaite? Je ne pense pas.

Bon. Et, c’est quoi, cette job? Rédactrice, médias sociaux. Ouep. Écrire sur les «zinterwebs» ;)

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19 commentaires

  1. Julie dit

    Félicitations ! Je pense que les enfants préfèrent une maman totalement heureuse qui travaille plutôt qu’une maman heureuse à moitié ;-)

  2. Julie dit

    Comme plusieurs d’entre nous, tu vas apprendre à conjuguer… Quelques erreurs par ci, par là, mais tu connais le français après tout, non? ;-) Et, comme tu l’as dit, «il faut foncer et aller chercher ce qu’on veut» dans la vie! Bravo pour cette difficile décision et bon courage pour les «imperfections» auxquelles tu seras parfois confrontée! xx

  3. Jasmin Audet dit

    Dans la vie il faut oser saisir les opportunités et s’adapter aux circonstances qu’elles provoquent…on et nos proches n’en sommes que plus heureux!!!

  4. J’adore quand tu dis que y a jamais de bons moments. Moi y m’est arrivé à peu près l’inverse y a 4 ans, j’étais bien avancée dans mon bac, j’avais un job à temps partiel qui serait devenu un temps plein à la fin de mes études, et là je suis tombée enceinte de mon premier. C’était pas un moment parfait, mais comme tu as dit, ça n’existe pas et ce n’est pas plus grave que ça, on s’adapte!

    • Tellement! Merci de partager ça avec moi…je vois que je ne suis pas toute seule ;) Moi non plus c’était vraiment pas le bon moment quand je suis devenue enceinte de mon Henri…mais aujourd’hui, je n’imagine pas ma vie sans lui une seconde!

  5. Brigitte Dubreuil dit

    Il n’y a rien de parfait mais l’attitude devant l’imparfait change tout et on y trouve souvent le bonheur.Bonne continuité!

  6. Rachelle dit

    En effet, c’est un gros questionnement qui ne peut que s’adapter à la réalité de la famille. Alors que j’étais enceinte, j’annoncais tout bonnement mon intention de revenir travailler alors que ma petite aurait 4 mois. Une chance que j’ai pris mon congé de maternité pour l’année au complet; aujourd’hui elle a 6 mois et je commence déjà à angoisser à l’idée de ne plus passer mes journées complètes avec elle à l’automne (un peu précoce comme anxiété, je sais.) De l’autre côté de la médaille, j’ai commencé aussi à prendre quelques contrats question de me remettre dans la sauce. On verra comment le tout se déroulera une fois qu’elle sera inscrite à la garderie vers la fin de l’été… Félicitations d’avoir pris la décision qui te rend heureuse.

    • Merci Rachelle. C’est vraiment généreux de ta part de partager cette réflexion! Et bravo à toi aussi de respecter ce qui te rend heureuse…je pense qu’on ne peut pas le savoir avant de le vivre, hein?

  7. Bertrand dit

    Dans la vie, il faut profiter de l’opportunité qui passe…Sinon, elle passe… .Il y a quelques années, les congés parentaux n’existaient pas. Les parents retournaient travailler plus rapidement. Je ne crois pas que cette génération est marquée. Les enfants s’adaptent et préfèrent avoir des parents heureux et du temps de qualités.

  8. L’important, c’est d’être heureuse de ta décision et de l’assumer avec ton entourage. Pour ma part, il m’est arrivé à peu près la même chose il y a un an. On m’offrait l’emploi de mes rêves après 6 ans au même endroit, en se basant seulement sur mes compétences. Résultat? Je suis retournée au travail quand mon fils avait 6 mois. Par contre, je ne suis restée que 2 mois : je ne me sentais pas bien loin de mon premier enfant. Je suis donc devenue maman à la maison. Je n’étais pas prête, mais, au moins, j’ai su que c’est ce que je voulais faire. Dans un peu plus d’un an, je vais aller me chercher le baccalauréat qu’il me faut et j’aurai (enfin!) mon emploi de rêve, et ce, tout en ayant respecté ce que je suis. Alors, comme d’autres l’ont dit, l’important, c’est que tu sois heureuse! :)

    • Oh! Merci de partager ça avec moi! J’adore quand tu dis que tu n’étais pas prête MAIS que tu as su que c’est ce que tu voulais faire. Je pense que c’est hyper important de savoir se respecter…c’est comme ça qu’on apprend à mieux se connaître. Merci encore :)

  9. JoJo dit

    Dans la vie il y a des joies et des malheurs qui nous fait grandir, prend ce qui est bien pour toi car les enfants s`adapte à bien des choses quand ils sont dans une famille pleine d`amour comme la vôtre.
    JoJo xxxxxxxxxxxxxxxxx

  10. Julie dit

    Wow gros changements chez les Audet Archambault. Je te souhaite bonne chance, mais je sais que tu en auras pas besoin.
    Pis si tu as besoin de faire garder Martha, je t’envoie Lili, elle grandit tellement vite je pense qu’elle peut garder ta fille sans problème. ;-)

  11. Ça m’amuse de lire ton message, parce que je vis complètement le contraire de ce que tu vis. Moi, à mon premier (je venais tout juste d’immigrer au Québec), je voulais retourner au travail vite. Un peu comme si je me sentais incomplète sans travail.
    Et quand je suis tombée enceinte de la 2e, j’avais un travail à plein temps. Après un an de congé maternité, j’y suis retournée à reculons. J’aurais tellement voulu travailler à la maison: prendre le temps pour les enfants, pour moi aussi, avoir l’impression de gérer ma vie un peu plus comme je l’entends, pouvoir mettre la priorité sur la famille et sur ce qui me semble vraiment important, avoir le temps de faire des choses que j’aime, etc.
    Bref… On passe par différentes phases. Il faut s’écouter. Et il me semble que le plus important pour les enfants, c’est de voir leurs parents épanouis.
    Et puis, je suis bien d’accord avec ton choix, moi non plus je l’aurais pas refusé la job de rédactrice médias sociaux. Lol

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