Être parent, Parentalité, Petite enfance
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Ma championne

En ayant un 2e bébé qui devient « tranquillement pas vite » une petite fille, je suis en train d’assimiler que chaque enfant a un développement différent. J’avais beau voir ces différences propres à chaque enfant entre Henri et les bébés de mes amies (quatre de mes copines et moi avons accouché dans le même mois) le voir sur un autre de ses enfants, c’est pas pareil.

Marchera, marchera pas

Henri se tenait debout à 8 mois, faisait ses premiers pas à 9 mois, et courait à 12 mois. [C’était ben l’fun, mais c’était ben stressant, parce que OMG qu’il s’est pété la djeule souvent…]

Martha, elle, a un tout autre rythme d’apprentissage moteur. Elle a 14 mois et vient de commencer à se tenir debout sans appui, ne veut marcher que si on lui tient les deux mains… et est bien loin de courir!

Nez de clown

[Oui, c’est moins énervant pour mon cœur de maman… mais c’est pas mal plus forçant pour mon dos et mes bras! Parce qu’avec le « Je marche pas » vient aussi le « Je ne monte pas toute seule dans ma poussette » et le « Tiens-moi dans tes bras quand on est en public, NOW! »]

Ce qu’en disent les autres

C’est là que le bât blesse, on m’a tellement dit : « Oh, tu vas voir, pour le 2e, ça va vite : il veut suivre le plus vieux! » Moi qui suis pourtant bien indifférente à ces commentaires habituellement, sur ce coup, je l’ai échappé et, quand Martha allait avoir un an, j’ai pensé : « Ben voyons, pourquoi elle marche toujours pas? »

Réflexion post-angoisse

J’ai réfléchi à tout ça ces derniers temps et j’ai décidé que j’allais arrêter de me demander si c’était parce qu’il y avait quelque chose qui clochait (« Et si c’était à cause de ses hanches de bébé en siège, et si, et si, et siiiii »), et de chérir tous ses moments de dépendance bébé-maman qui ne reviendront pas quand elle saura voler de ses propres ailes.

Et, vous savez quoi? J’ai l’impression que c’est justement à cause de ce « lâcher-prise » que j’ai célébré comme une folle avec elle il y a quelques jours quand elle a compris comment se lever toute seule et rester debout bien droite. Si j’avais été dans l’impatience, je me serais dit : « Enfin! » Mais là, tout ce que je ressens, c’est de la joie et de la fierté : parce que son rythme à elle, c’est le bon, pour elle, justement.

Ma championne

#MaChampionne

10 commentaires

  1. Anne dit

    Merci pour ce billet! Mon Louis a 13mois et je le retrouve beaucoup dans ta petite, et par la même occasion, Me retrouve également beaucoup dans tes angoisses de maman! J’ai également il y a peu de temps, déçidé de ne plus m’en faire avec ça, et c’est dailleurs depuis ce jour que Loulou bouge de plus en plus! J’adore tellement le voir grandir et découvrir de nouvelles choses que je devais être trop impatiente! À chacun son rythme, à chacun son rythme, à chacun son rythme…:-)

    • Odile dit

      Oh que je comprends ce que tu veux dire! Oui, dans les faits, c’est souvent parce qu’on a hâte! T’sé, c’est clair qu’on tripe à les voir évoluer, grandir et apprendre!
      Je me le répète encore : à chacun son rythme, hihi! ;)

  2. Geneviève dit

    Bonjour
    Ha comme je te comprend. Ma première à été rapide dans tout son développement. Alors inconsciemment mes attentes étaient sans doute les mêmes. Ma deuxième petite fille s’est fait attendre. J’ai le sentiment depuis qu’elle est née que nous l’avons dérangé. J’ai eu un déclenchement à 40 et 5 jours. Elle a gardé ce tempérament, et fait les choses à son rythme et à sa façon. Donc, des les débuts de l’introduction de la nourriture, elle voulait le faire seule et devancer ses capacités, rendant les choses plutôt difficile. Pour ajouter à ces difficulté, elle a fait du reflux et avant de trouver le bon dosage, nous avons vécu de nombreuses nuits difficiles. Ensuite est venu l’apprentissage de la marche. Pour faire court, elle s’est longtemps déplacé sur les fesses, plusieurs rdv de physio pour aider notre cocotte à progresser ( se tourner, 4 pattes, se levers, se déplacer sur les meubles et ensuite marcher). Son hypotonie et son hyperlaxité ( muscles et ligament) rendaient la chose plus difficile, mais avec tout ses efforts elle a finalement marcher à 20 mois. Maintenant c’est le langage… Nous avons consulter en orthophonie. Je suis moi même éducatrice et je voyais de plus en plus la différence avec les autres enfants et même avec des enfants beaucoup plus jeunes. C’est difficile pour une maman, on veut tellement le meilleur pour nos enfants! Je suis présentement en train de progresser vers le lâcher prise… Car il y a des hauts et des bas, avec le langage il vient les frustrations de ne pas être comprise et les tapes envers sa sœur dans l’espoir d’être comprise aussi. Ton article m’a fait cheminer, j’aime beaucoup ta façon de voir les choses. Alors nous fêtons chaque victoire et chaque petit mot. À chacun son rythme, à chacun son rythme, à chacun son rythme…mais pas facile le lâcher prise. Promis j’y travaille fort. Merci pour tes mots qui me porte à réflexion.

    • Odile dit

      Oh! Mais ça me fait plaisir! Merci à toi d’avoir pris le temps d’écrire ici!

      Oui, c’est difficile, car, tu as raison, on veut le meilleur pour eux. Moi, j’aimerais donc ça enlever tous les obstacles de leur chemin (au sens propre et figuré), mais je sais rationnellement que ce n’est pas comme ça que ça marche ;)

      Mais je te lis, et, wow, tu m’inspires beaucoup! C’est vrai que ça ne doit pas être évident en plus de par ton métier… l’envie de comparer doit être bien présente (et tout à fait normale, à mon avis). Tu sembles être une maman vraiment forte, tes filles sont chanceuses!

      Bonne journée xox

      • Geneviève dit

        Merci à toi, j’adore te lire. Tes enfants sont chanceux eux aussi! Tu es inspirante!
        Bonne journée à toi!
        Geneviève

  3. Sylvie dit

    Oh wow, c’est un réel plaisir de vous lire :)
    Et moi aussi mon fils a marché tôt… a 11 mois alors que sa soeur (la petite 2e) a marché seulement à 15 mois… et je l’ai eu aussi se réflexe d’angoisse, mais bon on finit par comprendre qu’il ne faut JAMAIS comparer, mais le réflexe est jamais ben loin ;)
    Au plaisir de vous lire à nouveau.

    • Odile dit

      Oh! Merci!
      Et, oui, vous avez raison, le réflexe n’est jamais loin! Je me dis que si j’essaie de le combattre quand ils sont plus jeunes, peut-être que je ne le ferai plus quand ils seront plus grands ;) Sait-on jamais, hihi!
      Au plaisir!!

  4. C’est un rythme qu’elle va peut-être garder toute sa vie… C’est drôle parce qu’avec Mathias (5 ans), c’était toujours une question de choix: IL a choisi quand il a marché (du jours au lendemain), IL a choisi quand il a parlé, IL a choisi son moment toilette, et maintenant, je suis de nouveau face à son – ahem – caractère avec la bicyclette… même si autour de nous, les enfants pédalent et bicyclent, le mien fait son taureau de lui-même et refuse de pédaler et de s’y mettre.

    Dans le fond, ça importe peu le rythme de nos enfants, ce qu’il faut apprendre, c’est de lâcher prise! ;)

    • Odile dit

      Oh que tu as raison!!!! C’est à nous d’apprendre ;) (Et Martha a tout un caractère aussi, alors ça pourrait très bien être une question de choix, ha!)

  5. Pingback: Tout ce que tu verras… | Maman a un plan

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