Mois: octobre 2014

bébé fille rebelle

Légende familiale

Ma fille, tu sais choisir tes moments. Celui d’hier soir entrera dans notre légende familiale. Voilà quelques semaines que tu commençais à nous dire de beaux petits mots et que tu faisais fondre nos cœurs, mais là, vraiment tu t’es surpassée. Hier, ta toute première phrase complète, lancée en plein souper, a été de la musique à nos oreilles : « Ze t’aime, papa ! » Tu nous as fait pleurer de bonheur. Même Henri semblait sonné. Mais si je t’écris aujourd’hui, c’est surtout pour te remercier d’avoir dit CETTE phrase en premier. Car s’il avait fallu que ta deuxième phrase complète (que tu m’as dite en me regardant bien droit dans les yeux cinq minutes plus tard) eut été ta première, l’histoire familiale que nous aurions racontée pendant des années aurait été bien, bien, bien différente. Quand, remise de mes émotions, j’ai rappelé à ton père que nous devions acheter des couches à l’épicerie, tu as cru bon de me dire : « Z’ai pas fait caca. » L’honneur est sauf. Merci Martha. Et vous, quels …

De lourdeur et de maternité

Henri se réveille encore en criant et court jusqu’à mon lit. Il a entendu la moto de son père démarrer et quitter l’entrée. Il pleure parce qu’il n’a pas pu lui dire au revoir avant qu’il parte travailler. J’essaie tant bien que mal de le consoler, lui dire qu’il le verra demain, mais rien n’y fait. Bien sûr, ses pleurs réveillent Martha. Je me lève péniblement et me rends jusqu’au lit de la petite. J’ai mal à la tête comme chaque matin. – Lait-lait. – Oui, ma chérie, mais on va changer ta couche avant. Elle se débat, elle déteste quand on change sa couche. Henri pleure toujours. Martha me pointe férocement sa chaise haute et crie jusqu’à ce que je lui serve ses céréales pour bébé. Elle mange seule. Enfin. À force de câlins et d’attention, Henri se remet de sa peine quotidienne. -Aider-aider? Martha me tend sa cuillère. Je lui dis que je ne peux pas l’aider, que je dois préparer le déjeuner à Henri et qu’elle est capable toute seule. Elle se …