Mois: juin 2015

Les «fucking-terrible» phases

Mes enfants sont dans des passes pas évidentes. On n’appelle pas ça le Terrible Two et le Fucking Four pour rien. Martha ne veut que trois choses : retourner dans mon ventre, dire non et tout faire toute seule (ce qu’elle est incapable de faire, on s’entend). Henri ne veut qu’une chose : explorer toutes les émotions négatives de la Terre. À répétition. De jour, de nuit, cela ne l’importune pas. Mais. À travers tout ça, ils m’en ont sorti des pas pire cute cette semaine. Comme quoi le verre peut pas toujours être à moitié vide, hein? Martha et ses deux ans ELLE MANGE DES FRUITS! Plus précisément, elle accepte maintenant de manger des pommes et des bananes. Elle n’avait jamais voulu manger un seul fruit frais avant. Je capote de joie. Et de soulagement, soyons honnête. Quand je vais la border et que je lui dis « Bon dodo, je t’aime », elle répond « Ze t’aime plusse. » (La flaque sur le plancher? C’est mon cœur tout fondu.) Henri et ses quatre ans Tous les mots …

Le gros bobo

Récemment, j’ai quitté mon emploi des 15 dernières années. Le seul endroit fixe dans ma vie de fou. C’est qu’on m’a offert un nouvel emploi, que j’ai envie de faire, mais quitter mes amis, ma sécurité, ma zone de confort pour me pitcher dans le vide, ça reste quand même la décision la plus difficile que j’ai eue à prendre. J’entrerai donc bientôt dans un endroit où personne ne me connait, où j’ai tout à prouver… et je ne sais pas comment je vais faire. Le bobo Mon plus gros combat dans les dernières années, en fait, de toute ma vie, a été avec mon poids. Comme si mon apparence physique définissait ma crédibilité, ma valeur. J’ai pris 40 livres depuis l’accouchement de mon deuxième enfant, il y a quatre ans, et mon linge « d’avant » est encore dans mes tiroirs. Il est là, parmi les morceaux « temporaires » (déni x1000) de ma taille actuelle que j’ai dû acheter. Des objectifs, je m’en suis donné : – Cinq livres par semaines pour les trois premières semaines (nope, ça …

Un an

Un an déjà que j’ai accouché des jumelles à seulement dix-neuf semaines et trois jours de grossesse. Un an qui a été parfois long, mais qui a passé si vite en même temps. Il y a un peu plus d’un an, jamais je n’aurais pu imaginer ce futur pour nous. Je croyais plutôt qu’aujourd’hui je serais dans le casse-tête de la gestion de ma fille dans son terrible two avec dans les bras deux bébés de sept mois. Je croyais avoir à apprendre à trouver des techniques pour tout faire en double. Je croyais que notre vie allait être un tourbillon, et j’avais peur. Mais j’étais tellement heureuse. Je savais que ça serait difficile. Mais je les voulais ces difficultés. Jamais je n’aurais cru avoir à vivre avec le vide de ne pas pouvoir bercer mes bébés. De ne pas pouvoir apprendre à gérer deux bébés en même temps. Mes amours, c’est tellement plus difficile de vivre sans vous que ça aurait été de m’occuper de vous. Quand j’ai accouché et lors des semaines qui …