Mois: juin 2015

Jouer à l’intérieur ou jouer dehors?

Avez-vous vu passer cette étude plutôt dérangeante sur le niveau d’activité physique des enfants canadiens? Personnellement, c’est dans La Presse + de samedi dernier, sous la plume de la journaliste Catherine Handfield, que j’en ai pris connaissance. On y apprenait que seulement 9 % des enfants de 5 à 17 ans font assez d’activité physique. Ce qui est recommandé pour leur groupe d’âge, c’est 60 minutes d’activité physique au quotidien. C’est pas tant que ça quand on y pense, surtout en comparaison au temps d’écran de nos p’tits chéris… qui est en moyenne de 35 heures par semaine. Mais pourquoi nos jeunes bougent-ils si peu? L’article nous donnait quelques bonnes pistes de réflexion, mais le manque de temps et l’hyperparentalité sont ceux qui ont le plus résonné chez moi. En gros, on n’arrive pas à concilier nos vies de fous, il est donc plus simple d’asseoir nos enfants devant le iPad que de les envoyer jouer dehors pendant qu’on prépare le souper parce qu’on n’aurait pas le temps de gérer les possibles égratignures, foulures et …

Sur la route… jusqu’au pôle Nord!

Lors de ma dernière visite au Village du père Noël à Val-David, j’avais 19 ans et j’étais entourée d’une centaine d’enfants de 4 à 8 ans. Oui, ma job d’étudiante, c’était monitrice de camp de jour. J’y suis retournée la semaine dernière avec beaucoup moins d’enfants, c’est à dire, les deux miens et, ce qui est drôle, c’est que c’était assez exactement comme dans mes souvenirs d’il y a 12 ans, ha! L’endroit est vintage au max et c’est parfait comme ça. La fermette. On a commencé avec la fermette où mon chum et moi avons dû promener nos enfants dans nos bras entre chèvres, moutons et alpagas. Disons que nous n’avons pas les cocos les plus courageux en ce qui a trait aux animaux, héhé! Le vrai de vrai. On est ensuite allés voir les rênes et le père Noël : pas le temps de niaiser. Sérieusement, le monsieur qui joue au père Noël en vacances dans sa résidence secondaire des Laurentides est extraordinaire. Il est généreux, drôle et attachant. On aurait passé l’après-midi avec …

Nouveau parent, humour important!

Quand on devient parent, le rire n’est plus simplement bon pour la santé, il devient carrément salutaire. Je crois qu’avoir un bon sens de l’humour et l’utiliser le plus souvent possible peut faire une différence dans nos vies stressées et surchargées. En tout cas, mettre une petite touche d’humour dans ma vie la rend définitivement plus belle, plus simple et plus relaxe. Et depuis que je suis maman, ces trois petits mots sont devenus encore plus importants. Belle. Parce qu’il n’y a rien de plus sweet que le rire d’un enfant qui répond aux singeries qu’on lui fait. Vous savez ces petits sons qui nous font fondre le cœur. Par exemple, quand je danse n’importe comment en chantant à tue-tête la chanson Uptown Funk à ma fille et qu’elle n’en finit plus de rire, je me dis que c’est ça, le bonheur. Simple. Parce que s’arrêter pour rire peut simplifier pas mal d’affaires. Quand je cherche désespérément le tapis-de-bain-à-capteur-de-température parce que sinon je pense que je vais brûler bébé. Je me mets à paniquer et …

Enfant jardinage

Avoir deux ans: spécial tu-nue

Hier, j’ai décidé qu’après le souper, c’était une bonne idée de mettre les enfants en pyjama et de les amener jardiner avec moi. En fait, je voulais enlever une slide de tourbe dans la cour avant qui n’avait jamais pogné, revirer la terre, enlever la roche, mettre de la nouvelle terre (faire une nouvelle plate-bande, quoi!), planter des fleurs que j’avais achetées deux jours avant parce qu’elles commençaient à faire vraiment pitié dans leur petit casseau, aller séparer un gros plan d’hostas dans la cour arrière et en transplanter dans ladite nouvelle plate-bande. Petit défi toute seule avec deux enfants… Sérieux, quand je prends deux secondes pour y penser ce matin, je me rends bien compte que c’était pas ma meilleure idée à vie. MAIS BON. #yolo J’étais bien affairée, Henri m’aidait (ou me nuisait, à vous de deviner) et je vois du coin de l’œil Martha qui enlève son chandail. No biggie, elle fait tout le temps ça quand elle joue dehors. On continue. J’ai chaud, je sacre un peu entre mes dents. Tout …

Les «fucking-terrible» phases

Mes enfants sont dans des passes pas évidentes. On n’appelle pas ça le Terrible Two et le Fucking Four pour rien. Martha ne veut que trois choses : retourner dans mon ventre, dire non et tout faire toute seule (ce qu’elle est incapable de faire, on s’entend). Henri ne veut qu’une chose : explorer toutes les émotions négatives de la Terre. À répétition. De jour, de nuit, cela ne l’importune pas. Mais. À travers tout ça, ils m’en ont sorti des pas pire cute cette semaine. Comme quoi le verre peut pas toujours être à moitié vide, hein? Martha et ses deux ans ELLE MANGE DES FRUITS! Plus précisément, elle accepte maintenant de manger des pommes et des bananes. Elle n’avait jamais voulu manger un seul fruit frais avant. Je capote de joie. Et de soulagement, soyons honnête. Quand je vais la border et que je lui dis « Bon dodo, je t’aime », elle répond « Ze t’aime plusse. » (La flaque sur le plancher? C’est mon cœur tout fondu.) Henri et ses quatre ans Tous les mots …

Le gros bobo

Récemment, j’ai quitté mon emploi des 15 dernières années. Le seul endroit fixe dans ma vie de fou. C’est qu’on m’a offert un nouvel emploi, que j’ai envie de faire, mais quitter mes amis, ma sécurité, ma zone de confort pour me pitcher dans le vide, ça reste quand même la décision la plus difficile que j’ai eue à prendre. J’entrerai donc bientôt dans un endroit où personne ne me connait, où j’ai tout à prouver… et je ne sais pas comment je vais faire. Le bobo Mon plus gros combat dans les dernières années, en fait, de toute ma vie, a été avec mon poids. Comme si mon apparence physique définissait ma crédibilité, ma valeur. J’ai pris 40 livres depuis l’accouchement de mon deuxième enfant, il y a quatre ans, et mon linge « d’avant » est encore dans mes tiroirs. Il est là, parmi les morceaux « temporaires » (déni x1000) de ma taille actuelle que j’ai dû acheter. Des objectifs, je m’en suis donné : – Cinq livres par semaines pour les trois premières semaines (nope, ça …

Un an

Un an déjà que j’ai accouché des jumelles à seulement dix-neuf semaines et trois jours de grossesse. Un an qui a été parfois long, mais qui a passé si vite en même temps. Il y a un peu plus d’un an, jamais je n’aurais pu imaginer ce futur pour nous. Je croyais plutôt qu’aujourd’hui je serais dans le casse-tête de la gestion de ma fille dans son terrible two avec dans les bras deux bébés de sept mois. Je croyais avoir à apprendre à trouver des techniques pour tout faire en double. Je croyais que notre vie allait être un tourbillon, et j’avais peur. Mais j’étais tellement heureuse. Je savais que ça serait difficile. Mais je les voulais ces difficultés. Jamais je n’aurais cru avoir à vivre avec le vide de ne pas pouvoir bercer mes bébés. De ne pas pouvoir apprendre à gérer deux bébés en même temps. Mes amours, c’est tellement plus difficile de vivre sans vous que ça aurait été de m’occuper de vous. Quand j’ai accouché et lors des semaines qui …

Une idée et de la nouveauté

Ça me trottait dans la tête depuis un bon bout de temps. Une fois, j’ai utilisé le « témoignage » d’une amie bouleversée par le trop-plein d’offres de produits essentiels à la survie de son enfant. Ç’a donné ce billet rigolo. Une autre fois, j’ai utilisé le témoignage d’une autre amie sur les couples infertiles. Ç’a donné ce billet touchant. Une autre fois, ce sont les témoignages de plusieurs amies qui ont étoffé ce billet sur le choix de vivre en banlieue après avoir eu des enfants. Et, ces trois petites fois-là, votre réponse a été exceptionnelle. Je me suis donc dit qu’il y avait assurément quelque chose qui vous plaisait là-dedans. Cette réflexion, elle mijotait tranquillement pas vite dans ma tête. Mais encore Tout récemment, d’autres amies m’ont dit des choses comme « Oh, j’aurais des trucs à dire-partager-raconter sur ma maternité », et mon premier réflexe a été de leur offrir que je raconte leur histoire ici, comme je l’avais fait avant. Puis, je me suis dit que je pourrais bien leur laisser les raconter, leurs histoires. J’ai …