Mois: juillet 2015

Un été à poils

Sur les jambes, les aines, sur et sous les bras, le poil est là, toujours prêt à nous embêter. Ce poil que je me suis fait un plaisir devoir d’enlever méticuleusement de sur ma peau depuis plus de quinze ans. Quand j’avais du temps, j’allais me le faire soigneusement épiler, tous les mois. Combien j’ai pu dépenser pour ces soins? J’aime mieux ne pas y penser. Mais bon, depuis que je suis mère, je n’ai plus le temps de me rendre chez l’esthéticienne et c’est à la maison que je tente de faire la guerre à la pilosité, le plus souvent avec un bon vieux rasoir. Le malaise. Un jour de juin, mon fils est entré dans la salle de bain pendant que je me rasais les mollets sous la douche. Il m’a regardé avec de grands yeux et m’a dit : « Mais, maman, pourquoi tu enlèves tes poils? Papa fait pas ça, lui! » J’ai été si surprise de sa question que tout ce que j’ai trouvé de simili-intelligent à lui répondre (j’insiste sur le « simili », …

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À faire avec les petits : un ananas éclairé

Les moments en famille sont devenus encore plus précieux depuis que les enfants ne sont avec moi qu’une semaine sur deux. Cependant, nous n’arrêtons pas de vivre en dehors du cocon, nous ne consentons pas à toutes leurs demandes et/ou caprices non plus. La semaine chez maman ne devient pas une semaine de relâchement et de plaisir absolu. C’est une semaine ordinaire où chacun vaque à ses occupations et où nous nous retrouvons après nos obligations pour du doux (mais c’est pas toujours du super doux, c’est la vie, hein?) Les différences. Ma rêveuse peut passer de très longs moments à s’occuper toute seule. Elle entre dans sa chambre et y devient MC d’un concours de talent pour p’tits bonshommes ou toiletteuse de toutous ou encore caissière d’un magasin de menus articles. Mon intello préfère la lecture, les jeux vidéo et les jeux de société aux mises en scène de sa sœur. Pour lui, la vie est faite de règles qui doivent être suivies. S’il y a des plans, ce n’est pas pour rien, bon. Partager ma …

La chute (celle dans les escaliers)

Lundi dernier à 18h20, mon cœur s’est arrêté. À tout le moins, il a sauté un tour. Mon tout petit bébé, ma fille de deux ans, a déboulé notre escalier. Cet interminable-classique escalier de bungalow. Ces 15 marches infernales, droites, sans palier. L’escalier dans lequel mon mari a trébuché cet hiver. Le même devant lequel nous avions une barrière jusqu’à tout récemment. Jusqu’à ce que Martha soit capable de le descendre et le monter. Un accident si bête. Martha, tout en haut de l’escalier, pour une raison que je m’explique mal, a voulu suivre son frère dans le sous-sol de manière précipitée, et a perdu pied. Elle a tout dévalé, se cognant la tête durement à de multiples reprises. J’ai assisté à tout ça : j’étais en haut, moi aussi, mais de l’autre côté de la rampe. J’ai eu beau courir, je suis arrivée à côté d’elle au moment même où elle frappait la dernière marche. Direction Sainte-Justine. Un appel au 811 et on me donnait la confirmation du protocole. Un enfant de deux ans …

Une histoire de popsicle

Mon chum et moi, on est vraiment dans une passe rushante professionnellement cet été. Pour faire une histoire courte, on travaille tout le temps. C’est simple de même. Lui, il part à 6h du matin et ne revient pas avant minuit. Donc, moi, je m’occupe d’Henri et Martha le matin et le soir, en plus de travailler, thank God, de la maison. Mais, là ou ça se corse, c’est quand je dois travailler le samedi et le dimanche, c’est-à-dire les jours où y’a pas de garderie, et que je suis en mode soloparental. C’est vraiment tout un défi, mais honnêtement, entre deux moments de découragement et d’auto-tirage de cheveux sur la tête, y’a parfois du drôle et du doux qui se glissent. Le doux, justement, il est venu au retour d’une promenade à l’épicerie (on n’avait plus de pain et de lait, super, avec deux enfants), ce week-end. Promesse et sucette glacée. Y fait chaud, on sue (moi plus que tout le monde, oui, je suis la mère qui doit traîner un bâton de déo …

Un bijou pour maman, approuvé par bébé!

Bébé rime rarement avec bijou, n’est-ce pas? J’ai voulu porter mes colliers lors de sorties avec ma fille, mais j’ai constaté que je passais mon temps à lui enlever de la bouche et lui dire des doux-doux pour ne pas qu’elle me l’arrache du cou plutôt que profiter pleinement de ladite sortie. On dirait bien que d’autres ont aussi fait ce constat, car des bijoux pour mamans il y en a de plus en plus, et c’est tant mieux. Mais dans toute cette nouvelle offre, mon coup de cœur revient à Bulle Bijouterie! La fondatrice de cette compagnie est Valérie Doran, une jeune entrepreneure qui a quitté son poste de conseillère en gestion des ressources humaines au gouvernement (et toutes les belles conditions qui s’y rattachent) pour devenir la première à se lancer en affaires dans le monde du bijou pour mamans au Québec. Vous l’avez d’ailleurs peut-être vu à l’émission des Dragons où elle a séduit le panel en entier en plus de conclure une belle entente. Pour ma part, c’est lors d’une soirée-glam-pour-mamans que …

Le baume

Les derniers temps ont été assez difficiles pour la maman en moi. Mais comme pour célébrer le retour à la normalité pour nos petits cœurs échaudés, il y a eu ce week-end le BBQ de fête pour les 35 ans de mon mari. Une parfaite journée d’été. Parfaite. Des amis, des voisins, des enfants partout dans notre petite cour. Du bonheur, de l’amour, des salades, des saucisses, du bon vin et de la limonade. Un p’tit baume, quoi.     *Crédit photos : Vanessa Giguère Extraordinaire*

Chaque trésor à sa place : des paniers DIY

Parce qu’une semaine sur deux, la maison est vide de mon intello et de ma rêveuse, j’occupe mes mains, ma tête et mon coeur. Je les occupe avec des aiguilles, de la laine, du fil, des outils… Des affaires pour créer. Pour faire beau ou pour être utile. Des fois, pour les deux en même temps. Pis d’autres, juste pour passer le temps ou offrir des cadeaux. L’inspiration. Je m’inspire des blogues, d’Etsy, de ce que mes amis m’envoient, bref, de toutes les belles images qui circulent. Mais pas Pinterest. J’ai bien trop peur d’être happée au point de ne plus faire, de juste regarder. J’ai le syndrome du « je suis capable de faire ça moi aussi, je ne vais pas l’acheter à ce prix-là », même si je reconnais que ça le vaut amplement, ce prix-là, considérant tout le temps et l’énergie investis dans la confection dudit objet. Sur la route. Dernièrement, une semaine où les enfants n’étaient pas avec nous, un petit road trip d’un jour avec mon amoureux nous a menés à Burlington. …

Le premier jour de camp

Dimanche dernier, en revenant d’une fin de semaine de camping avec les enfants, j’avais une boule dans l’estomac.  Le genre de boule qui t’annonce que tu t’apprêtes à passer à une autre étape dans ta vie de mère : l’étape du camp de jour. Pendant que ça se pitchait des oreillers en chantant Trois p’tits chats à l’arrière de la voiture, moi, je faisais la liste mentale de choses à préparer pour que mon petit Raphaël, six ans, ne manque de rien pour sa première journée. Lunch froid, maillot, serviette, crème solaire, parapluie, gourde : il allait avoir tout ce dont il avait besoin. Mais, malgré toute ma bonne volonté, la boule était encore bien présente. La fébrilité maternelle. Oui, j’étais la mère qui, pour la première fois, allait laisser son enfant dans les mains d’un moniteur adolescent nommé Tacos. J’avais rien contre Tacos. C’est juste qu’à son âge,  j’aurais pas su quoi faire avec douze enfants de six ans, moi! Et s’il perdait mon garçon pendant la journée? Raphaël ne connait même pas notre …