Être parent
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Juste un peu sur le tard

Mieux vaut tard que jamais. C’est une phrase qui revient souvent dans ma vie et qui m’aide à voir la lumière au bout du tunnel dans les moments de doutes. C’est aussi la phrase qui décrit à merveille la naissance de ma famille.

J’ai eu mon premier (mon seul) bébé à 37 ans. Je vous entends dire « Ben voyons, c’est pas si vieux! ». Ça me fait plaisir, et je suis d’accord avec vous. Disons que c’est juste un peu sur le tard pour commencer la famille.

Mais pourquoi c’est arrivé « tard »? Parce que je suis une actrice et que c’est toujours délicat de tomber enceinte dans mon domaine? Ou parce que j’avais de la difficulté à procréer? Ça aurait été des raisons possibles, mais non. Pas du tout. Pas pantoute. C’est que j’avais pas trouvé MON homme. C’est bête de même.

La trentaine en solitaire

Comme bien des filles, j’étais encore célibataire à 36 ans. Oui, et célibataire depuis longtemps (comme dans « depuis plusieurs années »). J’étais de ces filles qui n’en peuvent plus de la solitude, mais qui font leur gros possible pour pas que ça paraisse. T’sé, celles qui ont vu toutes les nouvelles séries et les nouveaux films parce qu’elles passent le week-end toutes seules. Ou encore, celles qui reviennent du Home Dépot le dimanche matin en pleurant dans l’auto, parce que le dimanche matin y’a juste des couples pis leurs projets vie dans ce genre de magasin.

Bref, j’étais découragée, pour ne pas dire désespérée. Pus capable d’entendre le fameux « comment ça t’as pas de chum, une belle fille comme toi? ». Je commençais sérieusement à me faire à l’idée. Je n’aurais jamais de famille, la vie avait prévu autre chose pour moi et je devais l’accepter.

L’amour existe encore comme chantait l’autre

Oui, j’étais désespérée, mais je n’étais pas prête à tout abandonner pour autant. La maternité peut-être, mais pas l’amour. Non, l’amour, je finirais par le trouver et j’y mettais les efforts. Je sortais, je datais (pour le meilleur et pour le pire), je faisais mon gros possible.

Bingo!

C’est enfin arrivé. Il s’est pointé. Le mien. Je l’ai croisé par hasard, pendant que j’étais dans une date avec un autre prospect. En fait, il était dans ma vie depuis plus de 15 ans, mais je ne l’avais pas croisé depuis six ans. Il nous aura fallu toutes ces années avant de nous rendre compte qu’on pouvait avoir le goût de s’aimer. De s’aimer pas mal à part de ça. De s’aimer assez pour avoir envie de ne plus se lâcher après une semaine, d’emménager ensemble après cinq mois et de se faire une famille à nous, dès le neuvième mois.

Photo 92

C’était clair, on n’a pas eu peur, on s’est lancé et on a eu la chance de devenir les parents de notre Lou.

Voilà. En moins d’un an, ma vie a fait un 180. Mieux vaut tard que jamais? Oui, parce que c’est mieux que je pensais!

trio de pieds

Et la maternité sur le tard, c’est comment? Je ne peux pas comparer, mais je pense que c’est parfait, parce que « sur le tard », c’était « juste à temps », pour mon homme et moi pis comme ils disent… mieux vaut tard que jamais!

Et vous, vous en avez une phrase qui résume bien une partie de votre vie?

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Cette entrée a été publiée dans : Être parent

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Je suis une comédienne qui aime chanter. Je suis aussi une amoureuse et une maman "sur le tard". Je viens de démarrer mon entreprise de tatouages temporaires, je me mets à l'écriture pis mon roti de palette est délicieux.

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  1. J’ai pratiquement vécu la même chose ! Maman pour la première fois à 38 ans, après des années de célibat, je retrouve 10 ans après un ancien amour et hop, tout s’enchaîne ! On ne se quitte plus, 2 mois plus tard, sur-pri-se ! J’ai paniqué, je l’avoue. Mon chum, pas du tout. Gros questionnement. Parce que j’aimais ma vie avant, sans enfant, ce n’était un désir inassouvi, j’étais bien, en paix.
    Parfois, je regrette notre emportement. Je ne regrette pas ma fille. Je regrette de pas avoir passé plus de temps seule avec mon chum pour que nous ayons eu le temps de profiter d’une vie couple, de régler les litiges du quotidien, de trouver un équilibre. Je regrette par fois ma liberté passée. Nous avons tout fait en même temps, se redécouvrir, cohabiter, intégrer une nouvelle donnée. Nous ne sommes pas épargnés. Mais nous commençons à sortir la tête de l’eau !
    Je ne me considère pas comme une maman sur le tard, l’âge est tellement une donnée relative même si c’est un chiffre. Tout a changé. Je vais avoir 40 ans et ça ne me parle tellement pas ! Sur le tard physiologiquement, peut-être.

    • Julie Ménard dit

      C’est vrai que nos histoires se ressemblent! Je comprends aussi tes regrets. C’est vrai aussi que l’âge ce n’est qu’un numéro. Dans mon coeur je suis une jeune maman, mais des fois, ça me rattrape, quand je réalise que les mamans des amis de Lou ont parfois dix ans de moins.

  2. Claudia dit

    Très beau texte. J’ai une petite question sur la première photo: c’est à Victo cette jolie piste cyclable non?

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