Mois: février 2016

Aller au front

Pour ce premier texte sur cette magnifique plateforme, j’avais l’intention de parler de garde partagée. Après tout, c’est ce que je vis depuis six ans, alors, sans me prétendre « experte » dans le domaine, je dois quand même reconnaître que j’ai développé au fil des ans plusieurs outils « sur le tas » pour en faire un mode de vie relativement stable et harmonieux pour nous trois. Je vous parlerai de garde partagée une autre fois. Trop de choses se sont déroulées dans ma vie de maman au cours de la dernière année pour que je les mette de côté, pour que je ne profite pas de la tribune qu’on m’offre pour en parler. Il y a un an, notre merveilleuse fille a été diagnostiquée en épisode dépressif. Il y a certes une différence entre un épisode dépressif et une dépression, mais la mère que je suis a longtemps été incapable de voir la nuance entre les deux. Tout ce que j’ai entendu, dans le bureau du psy ce jour-là de janvier 2015, c’est « Votre fille est en …

Salut, Gatineau!

Que faites-vous ce week-end? Moi, je vais aller dire un beau bonjour à l’Outaouais dimanche. J’y serai pour le Salon du livre : mon tout premier de toute ma vie en tant qu’auteure. Je suis ben énarvée. Je serai au kiosque de la Courte échelle de midi à 13h30 et de 14h30 à 16h, alors, si vous êtes dans le coin, venez me dire allô, ça me ferait ben trop plaisir! On se revoit sur le blogue dès lundi, et, d’ici là, voici quelques chouettes liens! #internetforever xox Je me suis acheté ce t-shirt cette semaine. Je pense que c’est l’affaire la plus niaiseuse que je possède, et j’aime ben, ben ça. Le groupe Facebook de The Longest Shortest Time a été fermé. Mais que s’est-il passé? À chacun son métier de rêve, ha! Elle Degeneres nous fait encore pleurer. Cette fois-ci, avec le Dancing Starbuck Barista. Je me suis tellement reconnue dans ce billet Marriage Tip de Joanna Goddard. Vous? Et, finalement, assez fière de « ma » photo de « ma » Marianne dans une belle-robe-parfaite de la toute nouvelle …

Je comprends pas que…

Une blogueuse du Huffington Post nous a dit cette semaine que les gens sans enfant étaient des égoïstes. C’est honteux, comme affirmation. Elle a même affirmé faire partie de « l’élite », car les « contribuables supérieurs » étaient ceux qui avaient des enfants. C’est dangereux, comme discours, car il me semble qu’on a compris depuis longtemps tous les risques de trier les humains par classe. Le genre, l’origine, la langue, les choix, rien de tout cela ne place quiconque avant l’autre dans l’importance citoyenne. Cette même personne a clamé que les gens sans enfant lui en « devaient une ». Non, ils ne doivent rien à personne. Pas plus que moi, je ne dois rien à quiconque. Je suis un être humain. J’ai des droits, des devoirs, des envies, des rêves et des buts. Ils me sont propres et personne n’a le droit de les juger. Encore une fois. Malheureusement, ce texte n’est qu’une autre représentation de ce phénomène très courant dans notre société : le « Je comprends pas que » comme synonyme de manque de curiosité et d’empathie. Cette tendance qu’ont certains …

Devenir belle-mère

“C’est qui?”. “Ma belle-mère”. Bang. La claque. Beau-fils venait d’officialiser notre relation pour la première fois et un seul petit mot avait suffit pour que cet instant devienne inoubliable. Dans tous les sens du terme. En quelques secondes, non seulement j’étais devenue très vieille, mais j’étais devenue aussi très désagréable, semble-t-il. Soyons honnêtes : quand on entend le mot “belle-mère”, on pense plus à une acariâtre sexagénaire persécutante qu’à une femme incarnant harmonie, équilibre et légèreté. Avec un peu de recul, j’ai cependant réalisé que l’électrochoc ne venait pas tant de l’image que je dégageais (parce que, objectivement, j’étais dans la fleur de l’âge et de composition relativement agréable), mais plutôt de ce qu’il révélait. Le problème était donc plus de réaliser que toute notre réalité de famille recomposée venait de m’exploser en plein visage. Comme si Beau-fils venait de légitimer notre relation, mais aussi de mettre une certaine distance entre nous. Se chercher Alors pourquoi ce nom était-il si pénible à porter et tellement lourd de préjugés? Les réponses sont multiples j’imagine. Sans doute parce …

Une histoire sans murs

C’est une histoire de petites cloisons de rien du tout. Des voiles qui se soulèvent et qui me font croire que je pourrais presque tendre les doigts vers mon écran, là, maintenant, et effleurer ton visage et tes cheveux du bout des doigts. Une histoire sans murs, une histoire de liens qui se créent tout doucement, en attendant une nouvelle qu’on se relaie en chuchotant.

Un arrêt à la Station W

J’ai déjà dit de la Station W que c’était « mon fournisseur officiel de caféine et de fromage fondu. » Le café de la rue Wellington à Verdun est devenu une extension de mon bureau à la maison dès son ouverture à l’automne 2013. Je m’y rends chaque semaine pour travailler au comptoir dans la vitrine ou à la grande table du fond. Rien de tel qu’un grilled-cheese et un latte pour booster sa productivité. Si, pendant la semaine, les étudiants et les pigistes de ma trempe s’y retrouvent nombreux pour un tête-à-tête avec leur ordinateur portable, beaucoup de mamans en congé de maternité s’y donnent rendez-vous pour jaser entre amies. Le grand local lumineux est accueillant autant pour pianoteux de clavier que les conductrices de poussette. Pis moi, j’aime ça entendre babiller quand j’écris, bon. La fin de semaine, Station W offre un menu brunch Marianne-approved en plus de sa carte habituelle composée de grilled-cheese (huit sortes, en passant) et autres délicieux mets maison. Oui, il arrive pas mal souvent que j’y retourne le week-end en famille. Pendant la saison …

Je suis jalouse, je pense

Je pourrais continuer d’être politiquement correcte et d’appeler ça de l’admiration. Mais j’aurais un peu peur de commencer à me mentir à moi-même. C’est qu’autour de moi, ces temps-ci, des tas d’amies et de connaissances se fabriquent le p’tit 3e, le p’tit dernier, le benjamin. Qu’on me comprenne bien, je les admire, celles qui le font. Mais, je crois que mon sentiment a évolué au-delà du respect. Parce que ça me confronte. Parce que ça me fait réaliser que moi aussi, je voudrais ça, mais que je ne peux pas. Je ne suis pas jalouse de leur 3e bébé, je ne me peux plus d’être heureuse pour elles et pour leur famille respective qui s’agrandit. Mais je suis jalouse de leur force. À un moment, j’ai cru que j’étais jalouse de leur situation, pour ensuite réaliser que ce n’est pas ça du tout. Je l’aime, ma vie. Vraiment beaucoup. Quel privilège, quand même. Non, je ne jalouse pas la situation des autres. Je ne jalouse pas le bonheur ou le matériel. Je n’en suis pas …

Hey, bonne fin de semaine!

Que faites-vous ce week-end? Moi, je vais souper avec des adultes. Oui, oui, Marianne, Marie et moi, de même que nos maris, étions tous disponibles ET nous avons respectivement tous trouvé des gens pour garder nos enfants. Ça valait un gros X sur le calendrier ET un gros party de tacos au resto <3 Passez une belle fin de semaine et, d’ici lundi, je vous laisse avec des liens à ne pas manquer! Mais avez-vous vu la nouvelle collection d’Ève Gravel? Ayoye, la perfection. La description de ce souper m’a ben trop fait rire! J’ai vu ce stick au Sephora, c’est normal que j’en rêve la nuit? Un merci public à Ricardo pour son livre La mijoteuse 2, on essaye toutes les recettes, pis on capote. Mais avec un gros, gros crush pour le chili de pois chiche et blé mou. Succès chez les enfants et les parents ici :) Et Natacha Castonguay se surpasse encore une fois. Squeeeeee.