Défi 6 mois sans achat
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Défi 6 mois sans achat: comment bien s’partir

Alors que j’écrivais « PAS GAME » en lettres aimantées sur mon frigo, jamais je n’aurais cru que mon défi susciterait autant d’intérêt… et de questions!

Un mois plus tard, voici des réponses et quelques petits conseils pour partir du bon pied.
maman a un plan - défi 6 mois sans achat règles

D’abord, je dois préciser que mes règles n’ont pas force de loi, elles ne sont pas écrites sur des tablettes en pierre et elles ne doivent pas être récitées à la pleine lune devant un miroir avec une chandelle à la main.

Autrement dit, faites-en ce que vous voulez. Adaptez-les selon ce que vous désirez retirer de ce défi et ce qui est réaliste d’accomplir dans votre situation. Pour ma part, je veux me défaire d’une drôle d’habitude de surconsommation, celle de perdre tout jugement devant des soldes et dans les friperies. Ne vous demandez pas pourquoi que je suis convaincue qu’on peut toffer jusqu’au 1er juillet sans trop de mal : j’ai rempli la maison de choses du type oh-mon-dieu-je-peux-pas-laisser-ça-là-c’est-tellement-pas-cher-regarde-combien-j’économiiiiise.

Par Mike Baldwin.

Par Mike Baldwin.

Voici les questions qui m’ont été le plus souvent posées.

« On peut dépenser combien avant de commencer le défi? »
Comment je vous dirais ben ça… Si acheter quelques morceaux essentiels avant de vous lancer vous permet de ne rien dépenser pendant les prochains mois, allez-y gaiement. Mais si vous loadez votre carte crédit en vous procurant d’avance les garde-robes des trois prochaines saisons pour toute la famille, ce défi n’est pas pour vous, genre. Trouvez-en un autre! Par exemple, une amie a décidé de n’acheter rien qui provenait de Chine pendant un an.

« Avec les fêtes d’amis, on fait quoi? »
Celle-là, j’avoue, je n’y avais pas pensé du tout. J’avais envisagé ce défi surtout par rapport au stuff qui encombre ma propre maison, d’où l’idée de tirer le maximum de ce que nous possédions déjà. Mais je suis prête à essayer de ne pas acheter de cadeaux. Testons le concept jusqu’au bout! Ça sent le DIY…

« Que feras-tu en cas de poussée de croissance? »
Je vais d’abord hyperventiler. Et ensuite, coudonc, je vais me débrouiller! Le but de l’exercice, c’est notamment de découvrir d’autres façons d’obtenir des biens. Je vais aller fouiller dans mes réserves, écumer les groupes de troc sur Facebook, aller dans une friperie pour échanger mes trucs contre des crédits d’achat, faire appel à mon entourage, peut-être même fabriquer ce dont j’ai besoin si ce n’est pas trop compliqué!

« Quelle est la limite permise d’erreur? »
Si Alice perd ses bottes d’hiver et que je suis incapable de lui dégoter rapidement une paire de bottes usagées à sa taille, je ne l’enverrai pas à l’école en souliers de course en plein mois de février. Je vais aller au magasin et je vais la chausser convenablement. Je ne ferai pas souffrir mes enfants à cause de mon défi. Ce ne sont pas eux qui ont des comptes à régler avec la surconsommation. D’ailleurs, je compte bien leur inculquer quelques notions d’économie en prêchant par l’exemple. WIN-WIN.

« Vas-tu nous le dire si tu triches? »
Ben oui. Je vais faire tout en mon possible pour respecter les règles que je me suis données parce que j’ai vraiment envie de tester mes limites et de voir où ça me mènera. Mais si je flanche, vous allez le savoir. Mon but, ce n’est pas d’être parfaite, c’est d’apprendre de quoi sur moi et en tant qu’actrice de notre belle société capitaliste.

Voici une illustration particulièrement pertinente pour ce défi.

Elle est signée par Sarah Lazarovic, une artiste canadienne qui a relevé un défi similaire au mien. Elle en a tiré un livre magnifiquement illustré: A Bunch of Pretty Things I Did Not Buy. En s’inspirant de la pyramide de Maslow, elle a ordonné hiérarchiquement les façons de subvenir à ses besoins. À partir du bas, ça donne: utiliser ce qu’on a, emprunter, troquer, acheter usagé, fabriquer et acheter neuf. C’est ce qui me guidera lors des prochains mois.

Illustration: Sarah Lazarovic pour The Story of Stuff.

Par Sarah Lazarovic via The Story of Stuff Project.

Voici quelques trucs pour résister à l’envie d’acheter.

Comme je vous l’expliquais, j’ai déjà fait un 6 mois sans achat. Janvier s’est donc bien déroulé. Il faut dire que c’est LE mois tranquille côté dépenses. Beaucoup de gens paient leurs dettes des Fêtes ou se fixent des résolutions budgétaires.

J’ai aussi ressorti mes astuces anti-magasinage! Voici donc quelques trucs à mettre en place dès maintenant:

  • Se désabonner des infolettres, des notifications et autres alertes de nos magasins préférés. Comme dirait ma chum volage: « C’qu’on sait pas, ça fait pas mal. »
  • Commencer une liste (ou un board Pinterest) « Tout ce que j’ai voulu acheter pendant mon Défi 6 mois sans achat, mais auquel j’ai résisté ». Ajoutez une colonne « $ » pour indiquer le montant que vous n’avez pas dépensé, c’est motivant.
  • Se trouver des alliées que vous pouvez appeler lorsque le sevrage sera difficile: « Est-ce que je peux aller magasiner dans ton garde-robe? Je peux t’emprunter de quoi changer un peu la déco de mon salon? »
  • Mettre un post-it sur votre carte de crédit: « MARIANNE PRAIRIE TE CHECKE ».
  • Au lieu de faire du lèche-vitrine, repérer les groupes de troc, les évènements d’échange ou les réseaux d’emprunt de votre région et se familiariser avec leur fonctionnement.
  • Réunir tous les livres et les magazines « à lire » dans une belle pile à portée de main.
  • Cacher une partie de vos avoirs pour les redécouvrir le mois d’après. Ça fonctionne avec les jouets de vos enfants, mais aussi avec vos vêtements.
  • Réunir dans une boîte tout ce que vous êtes prête à troquer.

Avez-vous d’autres trucs? Celles qui participent au Défi 6 mois sans achat, comment s’est déroulé votre premier mois? Écrivez-moi tout ça dans les commentaires! :)

Pour lire sur ce qui m’a amené à me lancer ce défi, c’est ici!

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16 commentaires

  1. Isabelle dit

    Eh bien bravo pour ton premier mois!
    Je suis arrivé avec le même constat que toi après les fêtes, oh my god où est ce que je vais mettre tout ça?!! Et je me suis lancer le défi, mais pour un 3 mois. Je suis une impulsive, j’adore dénicher de super aubaines, des deals usagés pour mes minis et pour moi, je suis une mordue de mode-de style-de diy-de beau-de brico, donc je suis souvent dans un magasin quelconque. Je trouvais donc que le défi était parfait, surtout que je ne fais pas le salaire d’un ministre…! Mais j’ai flanchée, hier…J’avais un clair besoin de me changer les idées, malgré ma session de course et de yoga, j’avais besoin de ne penser à rien et je me suis ramassé dans un magasin, comme bien souvent, et jai trouvé « ZTHE » étoile qui manquait à ma déco…c’est le feeling d’euphorie on dirait… Bref, c’est ça. Je ne me déclare pas vaincue, je continue, je ne dois pas aller tenter le « yable » de la consommation, dans un magasin. On eu une fête d’amie la semaine passé, et je suis aller acheter un cadeau pour la fêtée et j’ai presqu’ acheté 2 livres en plus. Je les ai remis sur les tablettes, mais je me suis parlé en ta..why?
    Je nous souhaite bonne chance pour la suite et je note l’échange de garde robe!

    • Lâche pas Isabelle! C’est en faisant des petits pas, de petites décisions, un peu tous les jours, qu’on arrive à l’objectif qu’on s’est fixé. Wouhou!

    • Oh que je te comprends! Je suis allée dans une nouvelle friperie qui venait juste d’ouvrir (question de voir de quoi ça avait l’air…) J’ai vu une belle petite pochette Cole Haan flambant neuve à 1,99$. Quand je l’ai vu, je me suis dit : laisse-la là! J’ai fait le tour d’une rangée, je suis revenue devant la dite merveille et je l’ai prise. En me dirigeant vers la caisse, je me suis trouvée ridicule de ne pas respecter mon engagement au défi. Alors je suis allée la remettre à sa place et j’ai quitté le magasin fière de moi.

  2. Shirley. Bedard dit

    I am bilingual but I prefer to express myself in English. I hope this does not offend you. I love your idea and it is a good time for me to accept such a challenge . I am happy to add that although I am 67, I would be wrong to say that we get cured from over buying as we get older, which, for a while I really thought I was cured from shopping unnecessarily. It feels so good and we can emotional shop as much as we can eat emotionally. I write in order to share an experience I had in the years during the 90’s. A friend of mine and myself took a little trip out of town and stopped at a department store to pick up sale items, of course. I proceeded to fill my basket with all kinds of necessary items which I could not find in my local department store. I shopped for over an hour. When it was time to pay, I looked at the full basket and mentally calculated this would cost approximately $120.00 dollars. I was also shopped out, the feeling of shopping just left my body, totally. I right there and then, decided that I did not need any of those items. Instead of leaving the basket in the isle and exiting the store, I returned every single one to their rightful shelf which did not take that long. When I left the department store and sat in the car, I turned to my girlfriend and said, You know what, I feel like I shopped, but what even feels better is that I did not spend any money. Over the years I continued this practice and today I make sure that I shop for at least 15 Minutes because it takes that long for my brain to tell me that I don’t really want that item! Voila! Hope this suggestion is helpful, to go along with the 6 month shopping abstinence of non essential items. Thank you, love your article.

  3. Je découvre ce blog et ce challenge… seulement pour dire que je me suis lancée le même début janvier ! (ahah grands esprits) Bon soyons honnêtes ! je l’ai appliqué à MES achats « égoistes ». Ce n’est pas tout à fait pareil. Mais il me semble que j’étais celle qui avait le bouton « Validation panier » le plus facile et aussi tendance à m’échapper prendre l’air (m’échapper des enfants ?) en allant dans les magasins. Un truc que j’ai fait aussi : me désinscrire de tous ces magazines en version digitale à renouvellement automatique. Je n’ai plus le temps de les lire de toute façon. Je dois encore me désinscrire d’une box Art Supplies (quel piège, ces boites surprises) . Le fait que l’on déménage fin juin a surement été motivateur également.
    Bilan janvier: zero soldes (hors enfants) – zero make up – zero matériel loisirs créatifs (hors la box donc)
    La detox est en cours !

  4. Honnêtement, sans vouloir vous offenser, je ne vois pas trop l’intérêt de laisser tomber les écrivains et les artistes vivants en cessant de financer leur art… Ce n’est pas comme si on encourageait des mégacorporations qui délocalisent des usines vers la Chine. Peut-être ais-je mal compris le principe? Pour ma part, j’achète la culture québécoise et je m’arrange pour accéder à la culture internationale sans payer – troc, prêts, achat usagé, etc. Je soutiens nos créateurs, et je vous invite à faire de même. Merci à celles et à ceux qui soutiennent les créateurs vivants!

    • Je suis moi-même une créatrice, ayant publié deux livres à titre d’auteure. Vous n’avez pas à me convaincre qu’acheter la culture québécoise est essentielle. Ce défi n’est pas un boycott. C’est une période où je réfléchis à mes besoins et mes achats. Et les livres en font partie, j’en achète une quantité phénoménale sans jamais prendre le temps de les lire. Au cours des prochains mois, je vais donc passer au travers de ma pile « à lire », qui contient 8 titres québécois. À quoi bon les acheter si je ne les lis pas, hein? Il passeront d’objets décoratifs dans ma bibliothèque à oeuvre vivante.
      Merci de ne pas me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes.

      • Je suis bien désolé que vous ayez eu l’impression que je vous prêtais des intentions qui ne seraient pas les vôtres.

        Me permettrez-vous quelques questions pour clarifier ces intentions?

        Les voici :

        1. Quels objectifs poursuivez-vous en communiquant votre démarche?
        2. Cherchez-vous des appuis pour une initiative personnelle?
        3. Souhaitez-vous au contraire que d’autres adoptent votre démarche?

        Merci et au plaisir de vous lire.

  5. très intéressant et très bien observé. Moi mon problème, ce n’est pas la dépense, je ne dépense rien, je suis pas fringues (je sais pas me mettre en valeur donc ça règle le problème), je suis pas cosmétique (je n’y connais rien en même temps et à chaque fois que j’ai demandé conseil dans une boutique, je suis ressortie en mode grue qui va faire le trottoir, tout ce dont j’ai horreur), je suis pas bijoux (je me les fais moi-même), je suis pas magasin tout court… Par contre je recycle, je stock et je garde, je garde, je garde… Du coup je vais profiter de mon déménagement à venir et adapter ton challenge non pas en 0 dépenses, mais en 0 stockage !

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