Des nouvelles, Voyage
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Une tempête dans le désert

Le matin de notre départ de Las Vegas, nous avons voulu nous arrêter au classique signe « Welcome to Fabulous Las Vegas » et aller y prendre une photo ironique. Il y avait au moins 100 personnes en file pour faire comme nous. On a laissé faire sur un moyen temps.

Et c’est avec beaucoup d’excitation que nous avons traversé la frontière entre le Nevada et la Californie. Nous avions si hâte de rouler dans le parc du désert de Mojave, on nous avait parlé de la section de dunes, de ces paysages montagneux exceptionnels, de la halte un peu glauque à mi-parcours, etc. Ça ne s’est pas passé comme nous l’avions prévu.

Les nuages étaient menaçants, la pluie tombait au loin. Nous nous sommes dits que c’était quand même spécial que de voir de la pluie dans le désert, mais c’est tout. Une fois dans le parc, on a commencé à regretter un peu. Clairement, de la pluie était tombée avant notre passage, la route était boueuse, instable. Nous avancions lentement. Les enfants ont eu envie, nous nous sommes arrêtés, les voitures qui passaient à notre hauteur s’arrêtaient pour nous demander si nous avions besoin d’aide. Nous les trouvions gentils, mais intenses. Genre, on fait pipi, c’est tout.

Le vent se levait de plus en plus et c’est après s’être arrêté pour se dégourdir les jambes un peu que nous avons reçu un sms d’urgence du National Weather Service nous demandons de quitter le désert rapidement et d’éviter toutes les zones à risque de Flash Flood. J’ai googlé Flash Flood. Je n’aurais pas dû. La chienne qui m’a pogné au ventre.

Nous avons roulé vers un restaurant pour nous abriter et manger de la pizza trop grasse. Nous avons décidé de reprendre la route ensuite, mais lentement et en évitant les routes fermées par la police pour cause d’inondations. Des inondations dans le désert, si on m’avait dit que ça se pouvait.

La route entre l’ironique Vegas à travers le Mojave jusqu’à la maison de Joshua Tree que nous avion réservée aurait dû prendre trois heures. Elle nous en a pris huit. Nous y sommes arrivés épuisés, stressés, à fleur de peau.

En temps normal, je serais arrivée à Joshua Tree en me pinçant de la chance que j’aurais de dormir dans le désert dans un quartier même pas pavé. Hey, j’aime ça l’aventure d’habitude, non?

Mais ce soir-là, tout me semblait plus comme une menace. J’ai aussi réalisé à cet instant à quel point j’étais fatiguée. La dernière année, la nouvelle job, la blessure. Et là, la peur. J’ai pleuré et je me suis endormi les poings serrés.

Le lendemain matin, il faisait beau. Mon stress était parti. Les enfants étaient de bonne humeur. Mon mari m’a fait un café. J’étais prête à entamer la suite du voyage. J’avais hâte.

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Allô, je suis mère de deux enfants, diplômée en éducation, chroniqueuse sur la vie de famille depuis 2011 et auteure du livre "(tout petit) Toi, le livre de ton enfance" et des guides "Maman a un plan pour que les enfants ne s'ennuient jamais" et "En famille sur la route".

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  1. Pingback: Un passage à Joshua Tree | Maman a un plan

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