Auteur : Marianne Prairie

Comment parler aux fillettes d’autre chose que leur apparence

Mes filles ont 3 et 6 ans. Et aussi magnifiques qu’elles soient, j’aimerais bien que les gens qui s’adressent à elles leur parlent d’autre chose que de leurs jolies robes et de leurs grands yeux qui briseront les coeurs des garçons. Pour la maman féministe que je suis, ça arrive un peu trop souvent à mon goût. Je sais que les intentions derrière ces remarques sont bonnes, excellentes même. On essaie de créer un lien positif avec mes filles en les complimentant. Mais pourquoi faut-il que ce soit presque tout le temps par rapport à leur apparence? Pis leur éventuel potentiel de séduction? (Celui-là me met très mal à la l’aise. Pis en passant, ça se pourrait qu’elles brisent le coeur des filles aussi.) Car même si c’est vrai qu’elles ont de jolies robes et de grands yeux, j’aimerais bien qu’elles se sentent intéressantes et valorisées par d’autres aspects de leur petite personne. Parce que dans les histoires, les applications sur la tablette, la publicité, les émissions de télévision, les filles sont constamment ramenées à « être belle ». Ce serait chouette que dans la vraie vie, …

Défi 6 mois sans achat : le mois où je l’ai échappé

J’ai reporté l’écriture de mon bilan du mois d’avril parce que je n’en suis pas très fière. J’ai acheté des choses. Pas mal de choses. Au début de ce quatrième mois, alors qu’il pleuvait de la slush (remember?), je suis allée à l’épicerie à pied avec Alice. Je nous croyais bien protégées par nos bottes de caoutchouc jusqu’à ce qu’elle me lance :  » Maman, mes bas sont mouillés. » Ses bottes étaient peut-être encore de la bonne taille, comme je l’avais claironné, confiante, la semaine précédente, mais j’avais complètement raté deux immenses trous aux talons. L’eau s’infiltrait et elle commençait à avoir froid. Soudain, j’ai vu les prochaines semaines défiler devant moi. Un flash : rhume, nuits difficiles, inquiétude, lyrage, congés forcés, stress, médecin, fatigue, médicaments, attente. Nononononon, que je me suis dit. Et je m’en suis un peu voulu de ne pas l’avoir vu plus tôt qu’au moment où chacun de ses pas était accompagné d’un désagréable flousssch flousssch : celui de l’eau frette qui imbibait sa semelle et ses chaussettes. J’ai pensé un quart de seconde à mon …

Doux cactus

« Le monde entier est un cactus », chantait Dutronc dans les années 60. En tout cas, en 2016, le monde entier aime les cactus. Ces sympathiques plantes ont rapidement pris d’assaut nos décors et nos vêtements, leur donnant une p’tite allure piquante du Sud-Ouest. Ce que j’aime des cactus, moi, c’est leur forme anthropomorphique qui les fait souvent ressembler à des cowboys aux postures improbables. Et aussi qu’ils soient pas tuables. En fait, surtout, qu’ils soient pas tuables. #poucevertpoche Ça donne envie de voyager dans des contrées désertiques, ces cactus, non? Photo à la une: Invited by AUDRIANA

Cuisiner en famille, édition printanière

J’ai une activité privilégiée avec Alice : cuisiner. C’est notre moment ensemble, toutes seules, toutes les deux. C’est pourquoi j’ai sauté sur l’occasion de participer à l’atelier printanier de Cuisiner en famille pour me rapprocher de ma Grande, dans une passe plutôt « papa ». Créés en 2014 par la formidable chef formatrice et styliste culinaire Mélissa Clément, les ateliers accueillent les familles quatre fois par année dans l’immense cuisine de la Tablée des Chefs au Marché Jean-Talon. LA CUISINE DES KIWIS ET DES HOMMES. Man. J’ai eu des émotions en nouant mon tablier. #jesuisFrancisReddy Au menu de cette édition du printemps : party de fines herbes pour un brunch vert! Notre photographe de feu, Caroline Dostie, était sur place pour capter toutes nos faces funnées (c’est de famille, que voulez-vous). Pour participer au prochain atelier, estival celui-là, suivez la page Facebook de Cuisiner en famille. Réservez tôt, les places sont limitées :)  

Des lits superposés à faire rêver

Mes filles ont toujours partagé leur chambre. Quand la bassinette a pris l’bord, les lits superposés ont pris le relais. View this post on Instagram Projet du week-end: Décore ta vie – bunk beds edition A post shared by Marianne Prairie (@marianneprairie) on Apr 4, 2015 at 1:10pm PDT Pour les petits espaces ou les fratries fusionnelles, les lits superposés, c’est un choix qui va de soi pour la chambre des enfants. Mais ça pourrait être aussi parce que c’est plus l’fun de dormir en hauteur, de se hisser sur son matelas où on a l’impression d’être intouchable. Ou encore l’extrême facilité à se créer une cabane de couvertes sur l’étage du bas, pour lire des bandes dessinées à la lampe de poche et raconter des secrets à ses toutous. Besoin d’inspiration? R’gardez ça. LE. RÊVE. Vos enfants dorment-ils dans des lits superposés? Photo à la une: Jen Loves Kev

Comment se faire plein d’amis parents, partie 2 : le small talk

Vous avez donc osé aborder cette mère à l’air sympathique au parc. CHAPEAU! Après les remarques et les compliments sur vos enfants respectifs, qu’est-ce qu’on fait? De quoi parle-t-on? Bien souvent, de rien. On dit des mots, mais c’est seulement pour meubler le silence et déjouer le malaise. On fait du small talk. « On l’a-tu l’beau temps, hein? » « Ah ben, la Ville a taillé les arbres. » « Pis, quoi de neuf à part de ça? » #killmeplease Toutefois, j’ai appris récemment que le small talk peut aisément se transformer en medium talk si on ajuste un peu les questions qu’on pose à son interlocuteur pour en apprendre davantage sur ce qui est important pour lui, pas seulement connaitre une liste de faits à son sujet. « Creating a sense of intimacy has to do with two things: sharing things that feel close to you and an exploration of value systems », explique la psychiatre Gail Saltz. Voici donc une liste de questions pour vous aider à apprivoiser l’art étrange du small talk sans vous aliéner. Et si vous désirez vous tremper l’orteil dans le medium talk, exposez votre …

Comment se faire plein d’amis parents, partie 1 : premier contact

Bon, ça semble être enfin vrai. La belle saison est là pour rester (HOURRA!) et, avec elle, les contacts un peu awkward avec des parents, comme vous et moi, qui vont éventer leurs enfants au parc ou dans des ligues d’activités sportives. Vous savez très bien comment ça se passe. Vous repérez un ou deux parents potables qui pourraient rendre vos moments assis dans le gazon moins pénibles. Vous les observez discrètement du coin de l’oeil en vous demandant si vous devriez les aborder ou pas, d’un coup que vous passeriez pour une creep ou une motivée fatiquante. Qu’est-ce que vous leur diriez de toute façon? Un plate « Il fait beau, hein? » Par dédain du small talk et crainte de l’opinion des autres, vous vous contentez de sourire passivement lorsque leur regard croise le vôtre. Pis dans le temps de le dire, vous avez passé votre été toute seule à surveiller vos enfants et vos notifications sur votre téléphone. Ouais, je le sais très bien comment ça se passe parce que j’ai longtemps été cette mère. J’étais terrorisée à l’idée d’entretenir une conversation avec …

Défi 6 mois sans achat : cris(s)e de printemps

Ce mois-ci, j’ai essayé quelques trucs pour déjouer ma fièvre annuelle de magasinage printanier : le faux-magasinage, les réparations et le troc. J’ai fait semblant de magasiner. Sous les encouragements d’Odile, je suis allée faire un tour dans l’antre du diable (Friperie Renaissance) pour tester une stratégie qu’une lectrice m’avait partagée en février. Cela consiste à remplir son panier d’items qu’on aurait achetés, mais au lieu de passer à la caisse, on rebrousse chemin et on va tout replacer où on l’a pris. C’est une façon de jouer un tour à son cerveau. On a l’impression d’avoir bien magasiné, mais le processus est assez long pour se raisonner et déterminer si ces achats sont nécessaires. La lectrice avait statué qu’il lui fallait au moins 15 minutes de shopping pour satisfaire son envie de magasinage et que son cerveau se mette en mode « t’as pas besoin d’ça! ». Je me suis donc sacrifiée pour la science, mais avec une protection supplémentaire : je n’avais pas d’argent sur moi. AH! Je n’avais pas fait trois pas dans le magasin qu’on m’interpellait: « Hé Marianne, …