Tous les articles classés dans : Être parent

Ma langue maternelle

Ma mère me parlait en ponctuant ses phrases avec des je t’aime. 

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Comme une certitude

Une amie m’a posé cette question récemment et elle me chicote depuis (la question, pas l’amie) : « Qu’est-ce que tu voudrais léguer à tes enfants? C’est important pour toi de laisser quelque chose? » Mets-en que c’est important pour moi! Je rêverais de leur laisser mon amour de la confection des gâteaux, un exemple de mère féministe et assumée, un gros héritage en argent sonnant, des valeurs d’empathie et de décence humaine, une planète en santé, une maison en campagne et, et, et… Ma liste de lègues potentiels/idéaux/irréalistes est lon-gue. Mais à force de réfléchir à cela, j’en suis venue à cette conclusion. À Henri et Martha Mes enfants, l’amour que j’ai pour vous est immense. Et si je vous le dis et le redis, et que je vous le montre et le remontre, c’est parce que je veux qu’il continue de vous envelopper même quand je ne serai plus là. Un amour tel une odeur rassurante, une marque indélébile, un souvenir auquel on n’a pas besoin de penser, un écho qui résonnent sans s’estomper. Maman …

C’est la faute à qui?

C’est peut-être la faute à l’hiver. En ce moment je vois mes amies, des femmes que j’admire, tomber une à une. C’est peut-être la faute à tous les virus qui attaquent leur famille sans relâche. Mes amies, je les vois, les sais, épuisées. Repoussées dans leur dernier retranchement. C’est peut-être la faute au climat social, aux réseaux sociaux, aux nouvelles ou au juste trop de mitaines perdues. Je sais pu. Mais ce que je sais, c’est qu’il faut arrêter de s’oublier pour les autres. Alors, je leur ai écrit ceci. De l’importance du self-care. Nous sommes fatiguées et étourdies par le tourbillon du «je-dois-être-là-partout-et pour-tout-le-monde». Nous nous sentons même coupables de cet épuisement, car, après tout, c’est ce qu’on attend des femmes, des caregiver, des donneuses de soins, que de s’oublier pour les autres. Et parfois, on se sent vidées émotionnellement et physiquement : « Comment je peux aider mes enfants/mes proches si je n’ai plus de réserves? » On compare souvent le self-care à la bienveillance, mais ce n’est pas seulement être bon avec soi que de …

Quand congé de maternité rime avec changement de métier

Envie de ralentir, découverte de nouveaux intérêts, besoin de flexibilité, nouvelles priorités. Ce ne sont que quelques-unes des raisons qui poussent les mères en congé de maternité à remettre en question la voie professionnelle qu’elles avaient empruntée avant de devenir mères. Voie sur laquelle, en principe, elles devraient retourner une fois le congé terminé. C’est le portrait que nous fait Andrée-Anne Pelchat, conseillère en orientation, de la clientèle qu’elle guide jour après jour. En fait, c’est 30% de ses clients qui consultent pendant ou suite à un congé parental. C’est vraiment beaucoup, mais quand je pense à toutes les mères autour de moi qui ont pensé changer de carrière (hein, que celle qui n’a pas rêvé d’ouvrir un magasin pour enfants se manifeste, je ne la connais pas), ce chiffre ne m’étonne pas tant que ça. On pourrait croire que c’est principalement le difficile équilibre de la conciliation travail et famille qui amène tant de femmes à consulter, mais il n’en est rien, nous dit l’experte. Selon elle, c’est un peu comme s’il y avait …

J’ai demandé à mon fils si j’étais une bonne mère

Champion! Championne! Bravo! Oh t’es bon! Que t’es bonne! Je t’aime. Ça, c’est moi qui parle à mes enfants. Je sais, je m’auto-tape sur les nerfs. Je suis juste pas capable d’arrêter. Ce n’est pas le je t’aime, le problème. C’est tout le reste, le surplus de. Mais que voulez-vous, je suis si fière d’eux qu’au moindre « déblocage », « apprentissage » ou « dépassement », je suis dans tous mes états. Je ne fais même pas semblant, je me sens vraiment comme ça. Il faudrait peut-être que j’arrive à le contrôler… Mais pas le je t’aime, non, le je t’aime, je l’arrêterai jamais. Et moi? C’est en réfléchissant à ça (à mon peut-être-assurément-trop-plein de rétroactions positives), pendant qu’on se collait en lisant un beau livre la semaine dernière, que ma question a poppé. J’avais envie de savoir ce qu’Henri avait à dire sur le sujet. Est-ce qu’il me trouve aussi « bonne » que moi je le trouve « bon »? Est-ce que je suis si fatigante avec mes compliments qu’il en a oublié que « les autres » aussi peuvent être « bons »? Je me …

La force des filles

Lettre à ma fille. Martha, tu vas voir, la vie, les gens, les magazines, les commentaires auront tôt fait de te dire tout ce que tu devrais être : douce, belle, gentille, empathique, réfléchie, posée, généreuse, maternelle. Et tout ça, tu pourras l’être si tu veux, si tu l’es. Mais, ma fille, sache tu n’es pas que mignonne. Sois dégourdie, curieuse, confiante : la vie t’appartient, tu peux en faire ce que tu en veux. Ne te laisse pas emprisonner, dans ton corps, et dans les attentes que les autres auront envers celui-ci. Ton corps est, et sera, une machine. Il te permettra d’entendre, de voir, d’essayer, de goûter, de fêter, de courir, de grimper, d’embrasser, et tout ça, c’est extraordinaire. Bien au-delà des photos où tu es jolie-adorable et où tu fais fondre les cœurs, les photos que je regarde le plus souvent sont celles où tu fixes l’objectif et envoies promener tout le monde, celles où la force exulte de ton regard et où tu sembles n’avoir peur de rien. Ce sont ces photos qui …