Tous les articles classés dans : Être parent

Êtes-vous une mère de qualité?

Sur l’échelle de la performance maternelle, vous scorez combien? De un à dix, mettons. Ah ouin? Et qu’est-ce qui vous fait perdre des points? Vous criez, des fois? Vous ne cuisinez pas des repas santé tout le temps, tout le temps? La propreté des bacs à jouets de vos enfants est douteuse? Vous croulez sous les piles de linges sales et/ou à plier (laquelle est laquelle déjà, hein?) ? Vous travaillez? Gageons que si vous avez répondu oui à la dernière question et qu’en plus vous le faites à temps plein et à l’extérieur de la maison pendant que vos enfants sont à la garderie ou à l’école primaire, vous jugez encore plus durement votre compétence maternelle. En termes clairs : vous ressentez de la culpabilité. Parce que nous sommes toutes d’accord là-dessus : nos enfants ont vraiment besoin de nous pendant cette période de leur vie et que si nous ne sommes pas là, nous sommes des mères de moins grande qualité, pas vrai? Vous savez quoi ? Nous avons tort. Statistiquement tort. C’est maintenant …

Adjectif maman

Maman? Maaaman? … Maman!! N’oubliez pas le chandail d’Henri! Je me suis retournée, l’incrédulité dans l’oeil. Je n’arrivais pas à décoder le message lancé. On semblait s’adresser à moi, mais je ne comprenais pas qu’une autre femme adulte m’interpelle de la sorte à la sortie de la garderie. En général, quand on ne connait pas le nom de quelqu’un, on l’appelle « madame » ou « monsieur », non? J’ai fini par lui répondre. Oh! Oui! Merci, là… Une fois de retour à la maison, je me suis demandé pourquoi ça m’avait fait aussi bizarre. Et c’est là que ça m’a frappée. Ce banal moment de ma journée était en fait symptomatique d’un malaise que j’ai souvent ressenti depuis que je suis devenue mère il y a quatre ans. Ce malaise, il se pointe chaque fois que je sens que, pour certains, je ne suis maintenant « qu’une » mère. Pour eux, mon rôle auprès de mes enfants semble être devenu mon statut social ou même pire… mon nom. Maman par ci, maman par là Quel phénomène de société infantilisant tout …

Nos virages inattendus

Février battait son plein. Je regardais la neige dehors, je ne savais plus s’il fallait que je trouve ça beau. Cela faisait deux mois que nous avions quitté Montréal pour la banlieue. Deux longs mois où, chaque jour, je me demandais si nous avions pris la bonne décision. Je me sentais loin, de tout et de tous. L’hiver, le vent, un bébé-de-pas-un-an qui marche pas : je n’avais rien pour me convaincre de sortir de ma nouvelle maison et d’aller découvrir mon quartier. Vraiment rien. Je berçais souvent Martha dans le salon devant la grande fenêtre. Henri avait encore peur de jouer seul dans le sous-sol. On en a passé des journées, juste les trois, dans le salon. Puis, lors d’une matinée particulièrement ensoleillée, j’ai vu Martha se rendre à quatre pattes jusqu’à la fenêtre et se rouler en boule sur le plancher dans le faisceau que la lumière extérieure nous envoyait. J’ai trouvé ça trop beau, et c’est à cet instant que j’en ai eu marre. Pas de ma nouvelle ville ou de ma nouvelle …

Se marier après les p’tits

Après 4 ans et demi de fiançailles, une maison et deux enfants, Jean-Philippe et moi avons fini par trouver/prendre le temps d’organiser notre mariage en décembre dernier. On a fait ça de la manière la plus simple qui soit : chez nous, en formule apéro. Je ne mentirai pas, ç’a été une des plus belles journées de ma vie. Parce que célébrer l’amour infini que tu ressens pour celui qui est ton meilleur ami, devant toute ta famille et tes amis, c’est magnifique. MAIS. Au-delà du beau cadre, des voeux, des larmes de joie, du mousseux, des rires et des beaux cheveux, il y a aussi des affaires un peu comiques qui se produisent quand tu te maries et que tu as déjà des enfants. Alors voici, juste pour le plaisir, neuf affaires dont personne ne se vante trop, trop, mais qui risquent fort d’arriver le jour de tes noces si tu es mère… 1. Un de tes enfants sera malade. L’enfant qui, la veille, était pétant de santé, commencera à faire de la fièvre et …

L’origine du plan

Henri n’avait que quelques heures, que je pleurais et pleurais, et pleurais. Ma vie entière est sortie en pleurs. Des peurs, des angoisses, des cauchemars, des colères se sont installés. Je pensais vivre le « baby blues » et je m’accrochais à mon Mieux Vivre qui disait que cet état pouvait durer de quelques heures à trois semaines chez certaines femmes. Je me rattachais à cela en me disant : « Trois semaines, je vais y survivre! » Mais au fond de moi, je savais… Les fameuses « trois premières semaines » sont passées. J’ai alors ressenti une petite accalmie… mais rien d’incroyable. En fait, je crois que je venais de m’habituer à mon nouvel état : j’étais nulle, dépassée, laide, mon chum allait m’abandonner et mes amies ne se repointeraient jamais chez nous. Je pleurais. J’aurais tant voulu que mon fils adoré soit tombé sur une autre mère, il méritait mieux que moi. La goutte de trop. Henri venait d’avoir deux mois quand, après l’avoir allaité, je me suis fait mal au dos. J’ai paniqué. Complètement. Cela ne s’arrangeait pas, alors, …