Tous les articles taggés : Conciliation

Mère travailleuse : ce que j’ai appris

Dans la vie, je pense ben trop. Je me pose plein de questions. J’analyse toute. Je me rends compte que cette curiosité naturelle fait en sorte que je suis constamment à la recherche de réponses et d’idées nouvelles. Je veux tout savoir, tout comprendre. Ça m’aide à trouver du sens dans ma vie trépidante et mettre des mots sur des situations qui m’échappent. #intellectuellemuch Quand je me suis frottée au challenge de la maternité, j’ai passé mon congé à chercher des blogues de mamans comme moi. Quand j’ai voulu décrypter le mystère de la conciliation travail-famille, je me suis procuré une douzaine de livres sur le sujet. J’ai aussi la chance d’exercer un métier où je rencontre beaucoup de femmes qui se distinguent, qu’elles soient militantes ou gestionnaires dans une grande entreprise. Après toutes ces années, j’ai accumulé un bon bagage de connaissances, notamment sur ce double rôle de mère et de travailleuse. Je dis « bon bagage », mais ça pourrait aussi être « une somme absurde de savoirs sachant le nombre d’heures moyen que je dors par nuit ». C’est pourquoi j’ai …

MAP au travail : Caroline Dostie

Caroline Dostie, vous la connaissez un tout petit peu si vous avez suivi nos péripéties estivales, c’était elle, notre photographe! Par contre, ce que vous ne connaissez pas du tout de cette femme extraordinaire, c’est qu’elle est comme à peu près 90 % d’entre nous et que l’arrivée de son premier enfant, Sophie, maintenant âgée de cinq ans, l’a beaucoup confrontée quant à sa carrière et qu’après l’arrivée de son deuxième enfant, Laurence, trois ans, elle a fait un 180 et changé complètement de métier. On avait donc vraiment envie de faire son portrait de mère-travailleuse-inspirante, car elle est à la fois un exemple de détermination, mais aussi de douceur. Vous allez le voir seulement par la manière dont elle a répondu à nos questions! Avant d’avoir des enfants, comment imaginais-tu ta vie de mère au travail? En fait, j’avais beaucoup de difficulté à m’imaginer maman avec le métier que j’exerçais avant la naissance de Sophie. Premièrement, nous étions en Ontario, à Toronto (trop loin de ma famille), et je travaillais en gestion hôtelière et …

Travailler à la maison : mythes et réalité

Dans mon ancienne vie, avant d’avoir des enfants, je veux dire, j’étais enseignante au secondaire. Une petite voix en moi me disait bien que je n’étais pas à la bonne place au bon moment. Mais surtout, avec le travail et l’horaire atypique de mon conjoint, je ne voyais pas comment je ferais pour continuer à travailler à temps plein en dehors de la maison, m’occuper de mes deux enfants de deux ans et moins et garder ma santé mentale. J’ai remis ma démission. Les quatre années qui ont suivi ont été faites de travail à la pige : à la maison pour quelques mois, en entreprises pour quelques mois, et ainsi de suite. Chaque fin de contrat à l’extérieur était pour moi un soulagement. Même si quelque semaines (ou plusieurs selon la durée du mandat) de paye steady après lesquelles j’avais pas à courir étaient vraiment chouettes pour mes états financiers, tout le reste (transport, contacts avec des gens incompétents et/ou désagréables, devoir jouer des games politiques, etc.) tout me repoussait à revenir travailler dans le …

Ce drôle d’été

Pis Marianne, comment s’est passé ton été? (Oui, je me parle parfois à la troisième personne du singulier. Ça me donne un peu de recul.) Ben, je te dirais que je ne comprends pas trop encore où est passé mon été. Alors que j’ai entendu parler de #slowtoute tous les deux jours depuis le solstice, j’ai été exactement dans le mode contraire, soit #danslfondmonléon. Depuis le printemps, j’ai l’impression de courir sur un tapis roulant imaginaire. Je me fais aller les papattes marathon style, enweille let’s go fille, mais sans avancer vraiment. J’aboutis jamais nulle part. Je fais juste suer et avoir des crampes, sur place, encore et encore. Je pense que ça s’appelle toffer la run. On pourrait dire que je traverse une période exigeante. En fait, je corrige : nous traversons une période exigeante, mon chum et moi. Je vous rassure, ce n’est pas notre amour qui est mis à l’épreuve. Ce sont plutôt nos vies professionnelles qui sont en pleine transition, influençant du coup notre vie de famille. Ça bouge autour de nous, entrainant incertitudes et remises en question. Mon doux …

Mon p’tit chat

« Mon p’tit chat », mes grands-parents m’ont toujours appelée comme ça : j’adorais ce surnom, mais jamais je ne me serais douté qu’il irait si bien à ma propre fille… Martha, elle a l’indépendance des deuxièmes de famille, elle ronronne quand elle tète son pouce, elle est colleuse et cherche toujours à jouer dans le rayon de soleil sur le plancher du salon les jours où il fait beau. Conversation avec Martha Mon p’tit chat, t’as un an aujourd’hui, pis je trouve ça ben, ben difficile. Tu es superbe, pleine de vie pis en santé, et mon cœur meurt de fierté quand j’te r’garde aller. Mais mon cœur, il a ben, ben de la misère à accepter de ne pas t’avoir vue pendant toutes ces heures que j’ai passées au travail depuis mai dernier. C’est sûr que juste le fait de penser que ton frère, j’m’en suis occupée 24 heures sur 24 jusqu’à ce qu’il ait 18 mois, ça m’aide pas à faire ma paix avec ça. J’ai comme peur que tu l’sentes pis que tu …

Deuil et etc.

Je savais très bien qu’en retournant travailler si rapidement après l’arrivée de ma petite Martha, j’allais avoir à affronter des difficultés, mais là, j’en vis une que je n’attendais pas nécessairement. Oui, je suis un peu fatiguée, oui, ça demande de l’organisation (beaucoup), oui, il faut que j’apprenne à demander de l’aide, mais tout ça, ça se gère. Le « problème » est ailleurs: ma cocotte n’a plus besoin d’être allaitée la nuit. Je vous entends rire, moi aussi d’ailleurs je ris en l’écrivant, mais le problème part de là. Quand j’ai recommencé à travailler il y a presque deux mois, j’allaitais quand même ma fille cinq fois par jour : trois fois en soirée, une fois la nuit et une fois le matin avant de partir au travail. Petit à petit, c’est devenu quatre fois… puis trois… puis là, c’est seulement deux : un allaitement le matin et un le soir. Et, ce qui devait arriver, arriva : je produis beaucoup moins de lait. C’est sûrement au grand bonheur de mes collègues qui n’étaient plus capables de m’entendre dire que …