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Défi 6 mois sans achat : le mois où je l’ai échappé

J’ai reporté l’écriture de mon bilan du mois d’avril parce que je n’en suis pas très fière. J’ai acheté des choses. Pas mal de choses. Au début de ce quatrième mois, alors qu’il pleuvait de la slush (remember?), je suis allée à l’épicerie à pied avec Alice. Je nous croyais bien protégées par nos bottes de caoutchouc jusqu’à ce qu’elle me lance :  » Maman, mes bas sont mouillés. » Ses bottes étaient peut-être encore de la bonne taille, comme je l’avais claironné, confiante, la semaine précédente, mais j’avais complètement raté deux immenses trous aux talons. L’eau s’infiltrait et elle commençait à avoir froid. Soudain, j’ai vu les prochaines semaines défiler devant moi. Un flash : rhume, nuits difficiles, inquiétude, lyrage, congés forcés, stress, médecin, fatigue, médicaments, attente. Nononononon, que je me suis dit. Et je m’en suis un peu voulu de ne pas l’avoir vu plus tôt qu’au moment où chacun de ses pas était accompagné d’un désagréable flousssch flousssch : celui de l’eau frette qui imbibait sa semelle et ses chaussettes. J’ai pensé un quart de seconde à mon …

Défi 6 mois sans achat : février moins fafa

Après un mois de janvier tranquille, février m’a testée. Un peu. Juste assez pour que je réalise dans quoi je m’étais embarquée. Les brassières. Ce mois-ci, après plusieurs années de loyaux services, deux de mes trois brassières ont décidé de rendre l’âme, à quelques jours d’intervalle. Deux! 66% de mon stock de brassières! J’ai voulu me faire accroire que les déchirures leur donnaient un petit look de dentelle… Et je les ai sacrées aux vidanges. Je suis retournée aux camisoles un peu molles, un peu sport et un peu laides que je portais avant d’avoir des seins. En fait, je devrais plutôt écrire : que je portais avant d’aimer mes seins. Je ne suis pas encore prête à assumer le no bra. Mais je ne sais pas si j’assume non plus ces top hideux. J’ai encore quatre mois pour y penser. Les (estique de) mitaines. J’ai aussi eu une émotion quand Alice m’a annoncé avoir perdu ses mitaines un beau mercredi soir, alors qu’une sortie aux glissades sur tube était prévue lors de la journée pédagogique du vendredi. À 36 heures d’avis, …

Défi 6 mois sans achat: comment bien s’partir

Alors que j’écrivais « PAS GAME » en lettres aimantées sur mon frigo, jamais je n’aurais cru que mon défi susciterait autant d’intérêt… et de questions! Un mois plus tard, voici des réponses et quelques petits conseils pour partir du bon pied. D’abord, je dois préciser que mes règles n’ont pas force de loi, elles ne sont pas écrites sur des tablettes en pierre et elles ne doivent pas être récitées à la pleine lune devant un miroir avec une chandelle à la main. Autrement dit, faites-en ce que vous voulez. Adaptez-les selon ce que vous désirez retirer de ce défi et ce qui est réaliste d’accomplir dans votre situation. Pour ma part, je veux me défaire d’une drôle d’habitude de surconsommation, celle de perdre tout jugement devant des soldes et dans les friperies. Ne vous demandez pas pourquoi que je suis convaincue qu’on peut toffer jusqu’au 1er juillet sans trop de mal : j’ai rempli la maison de choses du type oh-mon-dieu-je-peux-pas-laisser-ça-là-c’est-tellement-pas-cher-regarde-combien-j’économiiiiise. Voici les questions qui m’ont été le plus souvent posées. « On peut dépenser combien avant de commencer …

Le jour où je suis partie

Ma réflexion s’est étirée sur plusieurs mois. Peut-être même des années, si on additionne chaque petits moments où je me suis dit : Fille, pense à toi. Ça aura pris quelques semaines à vivre toute seule avec les enfants pendant un été pour enclencher réellement le processus. Dans ma tête. Y’avait plus le bonheur. Y’avait plus le plaisir. Y’avait surtout plus l’envie d’essayer de tout faire revenir. La décision n’a pas été facile. J’ai essayé de l’éviter. J’ai fait comme si de rien n’était. Puis, je suis allée consulter. Ma première question à la psy : Comment je peux faire pour changer, pour réparer les affaires? J’avais pas fini ma phrase que je savais déjà que c’est pas comme ça que ça fonctionnerait. C’est après trois ou quatre séances que j’ai été certaine de ma décision. Je pensais avoir besoin de l’approbation de quelqu’un de neutre. Quelqu’un qui n’allait pas me dire : As-tu pensé aux enfants? Quelqu’un qui ne jugerait pas. Quelqu’un qui ne me dirait pas : Y’était temps. Quand j’ai pris la décision de partir, …

l'apaisante nature

Quand les tupperwares prennent trop de place

Un matin je me suis levée avec un urgent besoin de me brasser la cage. Parce que j’avais l’impression de tourner en rond, parce que je manquais de défis, parce que j’accumulais les frustrations et les insatisfactions et que je venais d’avoir 40 ans. On s’entend, je suis privilégiée. Je n’ai aucun « vrai » problème. On parle ici des remises en question d’une maman qui se sort de la petite enfance et qui, parce que sa fille est moins dans ses jupons, retrouve le temps de penser à son avenir et à ses ambitions. On parle de petites niaiseries qui minent le quotidien d’une éternelle insatisfaite. Je suis comme ça moi. Insatisfaite de moi, de ce que j’ai dit, de ce que je n’ai pas dit, du souper que je viens de faire (c’était meilleur la dernière fois). Mélangez ça à une éternelle optimiste (dans le sens de la vie pourrait être encore mieux, il n’en tient qu’à moi, je suis capable). On obtient une fâcheuse tendance à se taper sur la tête. L’urgent besoin de quelque chose. …

Le prince charmant avait un fils

Du plus loin que je me souvienne, dans mes livres de princesse, non seulement Prince-charmant-sur-son-cheval-blanc n’arrivait pas en package avec Petit-prince-sur-son-poney, mais en plus la belle-mère était carrément désagréable (et moche, mais ça c’est un autre problème). Heureusement, parmi les choses que la vie m’a apprises, il y a notamment le fait que rien ne se passe jamais comme prévu. Lorsque Époux et moi sommes tombés amoureux l’un de l’autre, je savais qu’il avait un fils. J’ai donc plongé dans notre histoire en toute connaissance de cause. Ou du moins c’est ce que je pensais. Parce qu’en réalité, on ne peut absolument pas se douter du tourbillon qui nous attend tant qu’on ne s’est pas lancé dans l’aventure à coeur perdu. Si je résume : pas-encore-époux et moi tombons en amour, on se fréquente, il parle de moi à son fils, je rencontre officiellement futur-beau-fils, on s’apprivoise, il m’appelle pour la première fois sa belle-mère (ce qui équivaut à vieillir de 25 ans en une minute) et puis finalement, quelques mois plus tard, on s’installe …