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Ce drôle d’été

Pis Marianne, comment s’est passé ton été? (Oui, je me parle parfois à la troisième personne du singulier. Ça me donne un peu de recul.) Ben, je te dirais que je ne comprends pas trop encore où est passé mon été. Alors que j’ai entendu parler de #slowtoute tous les deux jours depuis le solstice, j’ai été exactement dans le mode contraire, soit #danslfondmonléon. Depuis le printemps, j’ai l’impression de courir sur un tapis roulant imaginaire. Je me fais aller les papattes marathon style, enweille let’s go fille, mais sans avancer vraiment. J’aboutis jamais nulle part. Je fais juste suer et avoir des crampes, sur place, encore et encore. Je pense que ça s’appelle toffer la run. On pourrait dire que je traverse une période exigeante. En fait, je corrige : nous traversons une période exigeante, mon chum et moi. Je vous rassure, ce n’est pas notre amour qui est mis à l’épreuve. Ce sont plutôt nos vies professionnelles qui sont en pleine transition, influençant du coup notre vie de famille. Ça bouge autour de nous, entrainant incertitudes et remises en question. Mon doux …

Ce que les mères veulent cet été

L’été. Son odeur de crème solaire aux arômes de liberté. Ses promesses de jours lents et meilleurs. L’espoir d’enfin avoir le temps de prendre son temps. Le rêve de le voir s’égrener lentement en profitant d’innombrables moments sablés-mouillés avec les enfants. C’est comme ça qu’on le voit, nous, l’été. On avait envie de savoir ce que la belle saison faisait résonner chez des mères qu’on aime (okay, qu’on adore). On leur a donc demandé de nous parler de ce qu’elles, elles attendaient pour l’été…et leurs textes sont beaux, touchants, drôles et vrais. Le résultat se prend comme une bonne crème glacée à 32 degrés à l’ombre : une vraie délectation. Allez, savourez avec nous! Fanny Britt, auteure (et femme d’exception) Cet été sera mon quinzième été de mère. (OUF.) Le premier, c’était l’été 2002. J’avais un bébé de trois mois dans les bras, une grosse boule rose qui pesait cinq kilos à la naissance et qui ronronnait sous le vent de Bonaventure, en Gaspésie, où notre famille novice passait une partie de l’été, dans une roulotte, …

Un été à poils

Sur les jambes, les aines, sur et sous les bras, le poil est là, toujours prêt à nous embêter. Ce poil que je me suis fait un plaisir devoir d’enlever méticuleusement de sur ma peau depuis plus de quinze ans. Quand j’avais du temps, j’allais me le faire soigneusement épiler, tous les mois. Combien j’ai pu dépenser pour ces soins? J’aime mieux ne pas y penser. Mais bon, depuis que je suis mère, je n’ai plus le temps de me rendre chez l’esthéticienne et c’est à la maison que je tente de faire la guerre à la pilosité, le plus souvent avec un bon vieux rasoir. Le malaise. Un jour de juin, mon fils est entré dans la salle de bain pendant que je me rasais les mollets sous la douche. Il m’a regardé avec de grands yeux et m’a dit : « Mais, maman, pourquoi tu enlèves tes poils? Papa fait pas ça, lui! » J’ai été si surprise de sa question que tout ce que j’ai trouvé de simili-intelligent à lui répondre (j’insiste sur le « simili », …

Une histoire de popsicle

Mon chum et moi, on est vraiment dans une passe rushante professionnellement cet été. Pour faire une histoire courte, on travaille tout le temps. C’est simple de même. Lui, il part à 6h du matin et ne revient pas avant minuit. Donc, moi, je m’occupe d’Henri et Martha le matin et le soir, en plus de travailler, thank God, de la maison. Mais, là ou ça se corse, c’est quand je dois travailler le samedi et le dimanche, c’est-à-dire les jours où y’a pas de garderie, et que je suis en mode soloparental. C’est vraiment tout un défi, mais honnêtement, entre deux moments de découragement et d’auto-tirage de cheveux sur la tête, y’a parfois du drôle et du doux qui se glissent. Le doux, justement, il est venu au retour d’une promenade à l’épicerie (on n’avait plus de pain et de lait, super, avec deux enfants), ce week-end. Promesse et sucette glacée. Y fait chaud, on sue (moi plus que tout le monde, oui, je suis la mère qui doit traîner un bâton de déo …

Le premier jour de camp

Dimanche dernier, en revenant d’une fin de semaine de camping avec les enfants, j’avais une boule dans l’estomac.  Le genre de boule qui t’annonce que tu t’apprêtes à passer à une autre étape dans ta vie de mère : l’étape du camp de jour. Pendant que ça se pitchait des oreillers en chantant Trois p’tits chats à l’arrière de la voiture, moi, je faisais la liste mentale de choses à préparer pour que mon petit Raphaël, six ans, ne manque de rien pour sa première journée. Lunch froid, maillot, serviette, crème solaire, parapluie, gourde : il allait avoir tout ce dont il avait besoin. Mais, malgré toute ma bonne volonté, la boule était encore bien présente. La fébrilité maternelle. Oui, j’étais la mère qui, pour la première fois, allait laisser son enfant dans les mains d’un moniteur adolescent nommé Tacos. J’avais rien contre Tacos. C’est juste qu’à son âge,  j’aurais pas su quoi faire avec douze enfants de six ans, moi! Et s’il perdait mon garçon pendant la journée? Raphaël ne connait même pas notre …

Jouer à l’intérieur ou jouer dehors?

Avez-vous vu passer cette étude plutôt dérangeante sur le niveau d’activité physique des enfants canadiens? Personnellement, c’est dans La Presse + de samedi dernier, sous la plume de la journaliste Catherine Handfield, que j’en ai pris connaissance. On y apprenait que seulement 9 % des enfants de 5 à 17 ans font assez d’activité physique. Ce qui est recommandé pour leur groupe d’âge, c’est 60 minutes d’activité physique au quotidien. C’est pas tant que ça quand on y pense, surtout en comparaison au temps d’écran de nos p’tits chéris… qui est en moyenne de 35 heures par semaine. Mais pourquoi nos jeunes bougent-ils si peu? L’article nous donnait quelques bonnes pistes de réflexion, mais le manque de temps et l’hyperparentalité sont ceux qui ont le plus résonné chez moi. En gros, on n’arrive pas à concilier nos vies de fous, il est donc plus simple d’asseoir nos enfants devant le iPad que de les envoyer jouer dehors pendant qu’on prépare le souper parce qu’on n’aurait pas le temps de gérer les possibles égratignures, foulures et …

Un jour, j’aurai le temps

Je ne sais pas trop pourquoi, mais comme c’est l’été, je me suis angoissée à me dire : Mais là, il faut que je me repose!! Comment ça se fait que je suis « en vacances » pis que je suis quand même fatiguée, hein, HEIN? Ce qui a bien sûr eu comme effet de me stresser… encore plus ;) Prendre du temps La mère fatiguée et dépassée que je suis a été invitée à participer à une séance de yoga très intime pour souligner le lancement du tout nouvel album de Jorane, Mélopée. La généreuse musicienne nous a joué son album (magnifique, j’en avais des frissons) pendant qu’Annie Langlois, la co-fondatrice de Mon yoga virtuel.com, nous guidait tout doucement. À la fin du lancement, je suis allée remercier Jorane pour ce moment qu’elle venait de nous faire vivre, et devinez de quoi on a fini par parler? Bah oui, de notre vie de mère, du temps qui nous manquait : que ce soit pour nous, pour créer, pour boire un thé tranquille, etc. Et, sans même le savoir, …

Les fins, j’aime pas ça

Je ne suis pas « bonne » avec les fins. Je déteste dire au revoir. J’ai tendance à tout remettre en question, et surtout, je sais que c’est l’heure des bilans. Ça fait deux semaines que j’ai terminé mon contrat d’un an en rédac web, et ça fait deux semaines que j’ai le cafard parce que je suis en train de dire au revoir à quelque chose qui est fini et, même si je sais que c’est pour faire de la place à « autre chose » ( je sais pas quoi), je trouve ça tof. Je trouve ça dur de, tout à coup, me poser toutes les questions que j’ai pas pris le temps de me poser pendant 12 mois : « Ça valais-tu la peine? Comment je l’ai vécue, moi, cette année-là? Mon couple, ma famille, ça va comment? Qu’est-ce que j’ai envie de faire, là? Est-ce que j’ai fait la bonne affaire/pris les bonnes décisions? Qu’est-ce je pourrais faire de différent la prochaine fois? » et l’etcétéra. Pis c’est un peu parce que j’anticipais ça qu’on a décidé de …