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Soloparentalité : mes 5 petits trucs

Ça fera bientôt 7 ans que je suis mère d’une famille dont un des parents a un horaire atypique.

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J’ai demandé à mon fils si j’étais une bonne mère

Champion! Championne! Bravo! Oh t’es bon! Que t’es bonne! Je t’aime. Ça, c’est moi qui parle à mes enfants. Je sais, je m’auto-tape sur les nerfs. Je suis juste pas capable d’arrêter. Ce n’est pas le je t’aime, le problème. C’est tout le reste, le surplus de. Mais que voulez-vous, je suis si fière d’eux qu’au moindre « déblocage », « apprentissage » ou « dépassement », je suis dans tous mes états. Je ne fais même pas semblant, je me sens vraiment comme ça. Il faudrait peut-être que j’arrive à le contrôler… Mais pas le je t’aime, non, le je t’aime, je l’arrêterai jamais. Et moi? C’est en réfléchissant à ça (à mon peut-être-assurément-trop-plein de rétroactions positives), pendant qu’on se collait en lisant un beau livre la semaine dernière, que ma question a poppé. J’avais envie de savoir ce qu’Henri avait à dire sur le sujet. Est-ce qu’il me trouve aussi « bonne » que moi je le trouve « bon »? Est-ce que je suis si fatigante avec mes compliments qu’il en a oublié que « les autres » aussi peuvent être « bons »? Je me …

Les «fucking-terrible» phases

Mes enfants sont dans des passes pas évidentes. On n’appelle pas ça le Terrible Two et le Fucking Four pour rien. Martha ne veut que trois choses : retourner dans mon ventre, dire non et tout faire toute seule (ce qu’elle est incapable de faire, on s’entend). Henri ne veut qu’une chose : explorer toutes les émotions négatives de la Terre. À répétition. De jour, de nuit, cela ne l’importune pas. Mais. À travers tout ça, ils m’en ont sorti des pas pire cute cette semaine. Comme quoi le verre peut pas toujours être à moitié vide, hein? Martha et ses deux ans ELLE MANGE DES FRUITS! Plus précisément, elle accepte maintenant de manger des pommes et des bananes. Elle n’avait jamais voulu manger un seul fruit frais avant. Je capote de joie. Et de soulagement, soyons honnête. Quand je vais la border et que je lui dis « Bon dodo, je t’aime », elle répond « Ze t’aime plusse. » (La flaque sur le plancher? C’est mon cœur tout fondu.) Henri et ses quatre ans Tous les mots …

Un an

Un an déjà que j’ai accouché des jumelles à seulement dix-neuf semaines et trois jours de grossesse. Un an qui a été parfois long, mais qui a passé si vite en même temps. Il y a un peu plus d’un an, jamais je n’aurais pu imaginer ce futur pour nous. Je croyais plutôt qu’aujourd’hui je serais dans le casse-tête de la gestion de ma fille dans son terrible two avec dans les bras deux bébés de sept mois. Je croyais avoir à apprendre à trouver des techniques pour tout faire en double. Je croyais que notre vie allait être un tourbillon, et j’avais peur. Mais j’étais tellement heureuse. Je savais que ça serait difficile. Mais je les voulais ces difficultés. Jamais je n’aurais cru avoir à vivre avec le vide de ne pas pouvoir bercer mes bébés. De ne pas pouvoir apprendre à gérer deux bébés en même temps. Mes amours, c’est tellement plus difficile de vivre sans vous que ça aurait été de m’occuper de vous. Quand j’ai accouché et lors des semaines qui …

(Pleurer de) rire

Hier, c’était le lancement d’une artiste que j’aime, d’une mère que j’admire, d’une amie que j’adore et d’une humoriste qui me fait (pleurer de) rire. Et ce qui est quasi-presque-pas croyable, c’est que je vous parle d’une seule et même personne : Emilie Ouellette. J’ai rencontré cette diplômée de l’École nationale de l’humour lors de l’évènement Je suis une maman en mai dernier. Elle était venue y présenter un petit 30 minutes de sa conférence De l’humour dans une vie de fous et j’avais été hyper impressionnée de voir qu’après seulement une phrase de son numéro, elle avait toute la salle dans sa main. Les rires, les larmes et les « oh-mon-dieu-c’est-comme-ça-chez-nous-avec » se multipliaient dans la salle. Je sentais que je vivais avec les femmes autour de moi un état de défoulement par l’hilarité, c’t’ait hot en ‘ta. Oh oui, pis Émilie était alors enceinte de huit mois… de son 3e bébé. Rien de moins. Bref. Je suis allée la voir à la fin de l’évènement pour lui dire qu’elle m’avait fait ca.po.ter. Chus …

La voix du ventre

Moi, vous savez, j’ai eu une grande chance. J’ai voulu devenir enceinte deux fois et ç’a marché les deux fois. Je connais la date de conception exacte de mes enfants. C’est un peu le chemin idéal, celui qu’on espère tous qui nous attend lorsqu’on souhaite devenir parent. Il y a pourtant des tas de gens autour de moi qui n’ont pas eu ce privilège. Certains ont eu besoin d’un peu d’aide, d’autres de beaucoup, et certains n’y sont jamais arrivés. À vous tous : chapeau, je vous admire. Vous avez eu l’envie d’avoir des enfants et vous avez dû travailler pour y arriver, alors que la majorité d’entre vous devait être en train de faire un deuil, celui du chemin le plus facile, le plus court. Et quand on est en train de faire un deuil, on n’a pas toujours envie de « travailler », justement. Alors, s’ajoutant à toutes les essentielles et primordiales raisons médicales, c’est peut-être un peu pour ça que notre société a pris la décision, il y a quelques années à peine, d’être solidaire …