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Une mère performante, c'est quoi?

Êtes-vous une mère de qualité?

Sur l’échelle de la performance maternelle, vous scorez combien? De un à dix, mettons. Ah ouin? Et qu’est-ce qui vous fait perdre des points? Vous criez, des fois? Vous ne cuisinez pas des repas santé tout le temps, tout le temps? La propreté des bacs à jouets de vos enfants est douteuse? Vous croulez sous les piles de linges sales et/ou à plier (laquelle est laquelle déjà, hein?) ? Vous travaillez? Gageons que si vous avez répondu oui à la dernière question et qu’en plus vous le faites à temps plein et à l’extérieur de la maison pendant que vos enfants sont à la garderie ou à l’école primaire, vous jugez encore plus durement votre compétence maternelle. En termes clairs : vous ressentez de la culpabilité. Parce que nous sommes toutes d’accord là-dessus : nos enfants ont vraiment besoin de nous pendant cette période de leur vie et que si nous ne sommes pas là, nous sommes des mères de moins grande qualité, pas vrai? Vous savez quoi ? Nous avons tort. Statistiquement, turbo tort. C’est maintenant …

Les fins, j’aime pas ça

Je ne suis pas « bonne » avec les fins. Je déteste dire au revoir. J’ai tendance à tout remettre en question, et surtout, je sais que c’est l’heure des bilans. Ça fait deux semaines que j’ai terminé mon contrat d’un an en rédac web, et ça fait deux semaines que j’ai le cafard parce que je suis en train de dire au revoir à quelque chose qui est fini et, même si je sais que c’est pour faire de la place à « autre chose » ( je sais pas quoi), je trouve ça tof. Je trouve ça dur de, tout à coup, me poser toutes les questions que j’ai pas pris le temps de me poser pendant 12 mois : « Ça valais-tu la peine? Comment je l’ai vécue, moi, cette année-là? Mon couple, ma famille, ça va comment? Qu’est-ce que j’ai envie de faire, là? Est-ce que j’ai fait la bonne affaire/pris les bonnes décisions? Qu’est-ce je pourrais faire de différent la prochaine fois? » et l’etcétéra. Pis c’est un peu parce que j’anticipais ça qu’on a décidé de …

Mon p’tit chat

« Mon p’tit chat », mes grands-parents m’ont toujours appelée comme ça : j’adorais ce surnom, mais jamais je ne me serais douté qu’il irait si bien à ma propre fille… Martha, elle a l’indépendance des deuxièmes de famille, elle ronronne quand elle tète son pouce, elle est colleuse et cherche toujours à jouer dans le rayon de soleil sur le plancher du salon les jours où il fait beau. Conversation avec Martha Mon p’tit chat, t’as un an aujourd’hui, pis je trouve ça ben, ben difficile. Tu es superbe, pleine de vie pis en santé, et mon cœur meurt de fierté quand j’te r’garde aller. Mais mon cœur, il a ben, ben de la misère à accepter de ne pas t’avoir vue pendant toutes ces heures que j’ai passées au travail depuis mai dernier. C’est sûr que juste le fait de penser que ton frère, j’m’en suis occupée 24 heures sur 24 jusqu’à ce qu’il ait 18 mois, ça m’aide pas à faire ma paix avec ça. J’ai comme peur que tu l’sentes pis que tu …

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Je suis une statistique

C’est le cœur un peu barbouillé que j’écris ce billet. C’est qu’en fait, je fais maintenant partie d’une statistique, pas dramatique pantoute, mais que je ne pensais pas qui m’attendait de sitôt. Pas moi, la maman hipster du Vieux-Rosemont :) Laissez-moi vous raconter. Mon chum est un « seineux » de première, il aime ça checker des maisons sur MLS. Il me gosse vraiment avec ça (inquiétez-vous pas, il le sait), mais bon, ça le relaxe. Depuis que Martha est née qu’il regarde des condos, des duplex, des maisons où on aurait un peu plus d’espace. Il m’a même emmenée en visiter dans Cartierville, c’est vous dire! (Je blague, je n’ai rien contre Cartierville, je trouve ça charmant.) Mais bon, on n’avait pas les moyens (pas pantoute!) d’acheter un peu mieux que ce qu’on avait en ce moment nulle part à Montréal, alors le projet de déménagement semblait vraiment illusoire, pour nous deux. Il y a six mois, il me dit : j’ai vu une maison sur MLS qui serait dans nos prix, pis je pense que …

Quatre minutes

Y’a pas une journée où je n’ai pas envie de tout lâcher, démissionner et revenir à la maison m’occuper de mes deux enfants à temps plein. Pas une seule. Ça dure 4 minutes :  Je m’ennuie de mes enfants. J’haïs faire l’épicerie la fin de semaine. Je n’ai pas le temps de faire de l’exercice. Le métro est toujours en panne. J’ai oublié d’inscrire mon garçon à sa session de gym. Je travaille toujours un peu les soirs. Je n’ai pas le temps de voir mes amies. Je suis toujours en retard au travail. Je n’ai pas le temps de lire La Presse. J’oublie toujours de me faire un lunch. Je dépense une fortune en dîner au resto. Je n’ai pas le temps d’appeler ma mère. Je n’ai pas le temps de cuisiner des repas équilibrés. Je suis ensevelie sous des piles de linge à plier. Je manque de temps pour me sécher les cheveux. Je n’ai pas le temps de me faire les jambes. Je m’ennuie des longues promenades avec la poussette. Je n’ai …

Deuil et etc.

Je savais très bien qu’en retournant travailler si rapidement après l’arrivée de ma petite Martha, j’allais avoir à affronter des difficultés, mais là, j’en vis une que je n’attendais pas nécessairement. Oui, je suis un peu fatiguée, oui, ça demande de l’organisation (beaucoup), oui, il faut que j’apprenne à demander de l’aide, mais tout ça, ça se gère. Le « problème » est ailleurs: ma cocotte n’a plus besoin d’être allaitée la nuit. Je vous entends rire, moi aussi d’ailleurs je ris en l’écrivant, mais le problème part de là. Quand j’ai recommencé à travailler il y a presque deux mois, j’allaitais quand même ma fille cinq fois par jour : trois fois en soirée, une fois la nuit et une fois le matin avant de partir au travail. Petit à petit, c’est devenu quatre fois… puis trois… puis là, c’est seulement deux : un allaitement le matin et un le soir. Et, ce qui devait arriver, arriva : je produis beaucoup moins de lait. C’est sûrement au grand bonheur de mes collègues qui n’étaient plus capables de m’entendre dire que …

Retourner travailler (ou pas) deux mois après avoir accouché

J’ai beaucoup moins écrit sur mon blogue ces derniers temps. J’étais, disons, assez prise par mon rôle de maman et par mes réflexions… Voyez-vous, je voulais recommencer tranquillement  à travailler à la pige à temps partiel (à la maison) vers la fin du mois de mai. Martha aurait alors eu deux mois, ça aurait été parfait. Ouais, parfait, mais la perfection existe-t-elle? En tout cas, pas dans ma vie! La réalité Je me suis fait offrir un contrat, le genre qu’on ne peut pas refuser : une trop belle expérience dans un domaine qui me plaît. Mais ce contrat en est un à temps plein, dans un bureau. Mauvais timing, hein? On m’aurait offert ça dans un an, j’aurais célébré en dansant et en chantant dans mon salon. Au lieu de ça, qu’est-ce que j’ai fait? Je vous le donne en mille : j’ai angoissé et culpabilisé. Et j’ai eu peur d’être jugée . Pourquoi? Parce que je la voulais cette job, mais qu’une « bonne mère » ne retourne pas travailler quand son bébé a deux mois. …

Un mois avec un bébé, c’est aussi…

Un mois avec un nouveau bébé, c’est aussi : Trois visites chez le pédiatre pour des fesses irritées Un petit garçon qui attrape une gastro Un bébé qui a sa poussée de croissance de trois semaines pendant que petit garçon a la gastro Une maman qui attrape ladite gastro et qui allaite un bébé en poussée de croissance Un papa qui travaille tout le temps Des amis qui viennent aider (on les attire en leur disant qu’ils pourront bercer le bébé tout en écoutant la 3e saison de Downton Abbey : merci à mon enregistreur numérique!) Très peu de sommeil Du café qui sauve des vies Une belle-maman qui dort dans la salle à manger (dans un sleeping bag, pis toute!) Un petit garçon qui dit « Pas je t’aime maman » Un petit garçon qui console sa petite sœur quand elle pleure Une famille heureuse, tellement!