Tous les articles taggés : Parent

Sur le chemin de la gelato

Promenade du soir – En route vers la gelato Henri, pensif : Maman? Après être enfant, puis adolescent, on devient adulte? Moi : Oui. Henri : Et après on devient grand-parent. Moi : Eh bien, ça dépend. Y’a des gens qui n’ont pas d’enfant, donc s’ils ne sont pas parents…ils ne deviennent pas grands-parents. Henri : Mais toi, tu es une maman, alors tu vas devenir une grand-maman? Moi : Juste si toi ou ta sœur vous avez des enfants. Si vous en avez pas, je serai pas grand-maman. Henri, un peu désolé : Je suis pas sûr que je veux avoir des enfants. Moi : C’est ben correct, c’est toi qui va décider. Henri, comme pour lui-même : Ça passe vite, la vie. Il lève les yeux vers moi, voit que je pleure, me prend par la main et la serre très fort, sans rien dire. Quand mon garçon de cinq ans me sort des choses comme ça, alors que, dans ma tête, il est toujours un bébé, ça me fait réaliser que, oui, …

Je comprends pas que…

Une blogueuse du Huffington Post nous a dit cette semaine que les gens sans enfant étaient des égoïstes. C’est honteux, comme affirmation. Elle a même affirmé faire partie de « l’élite », car les « contribuables supérieurs » étaient ceux qui avaient des enfants. C’est dangereux, comme discours, car il me semble qu’on a compris depuis longtemps tous les risques de trier les humains par classe. Le genre, l’origine, la langue, les choix, rien de tout cela ne place quiconque avant l’autre dans l’importance citoyenne. Cette même personne a clamé que les gens sans enfant lui en « devaient une ». Non, ils ne doivent rien à personne. Pas plus que moi, je ne dois rien à quiconque. Je suis un être humain. J’ai des droits, des devoirs, des envies, des rêves et des buts. Ils me sont propres et personne n’a le droit de les juger. Encore une fois. Malheureusement, ce texte n’est qu’une autre représentation de ce phénomène très courant dans notre société : le « Je comprends pas que » comme synonyme de manque de curiosité et d’empathie. Cette tendance qu’ont certains …

J’ai demandé à mon fils si j’étais une bonne mère

Champion! Championne! Bravo! Oh t’es bon! Que t’es bonne! Je t’aime. Ça, c’est moi qui parle à mes enfants. Je sais, je m’auto-tape sur les nerfs. Je suis juste pas capable d’arrêter. Ce n’est pas le je t’aime, le problème. C’est tout le reste, le surplus de. Mais que voulez-vous, je suis si fière d’eux qu’au moindre « déblocage », « apprentissage » ou « dépassement », je suis dans tous mes états. Je ne fais même pas semblant, je me sens vraiment comme ça. Il faudrait peut-être que j’arrive à le contrôler… Mais pas le je t’aime, non, le je t’aime, je l’arrêterai jamais. Et moi? C’est en réfléchissant à ça (à mon peut-être-assurément-trop-plein de rétroactions positives), pendant qu’on se collait en lisant un beau livre la semaine dernière, que ma question a poppé. J’avais envie de savoir ce qu’Henri avait à dire sur le sujet. Est-ce qu’il me trouve aussi « bonne » que moi je le trouve « bon »? Est-ce que je suis si fatigante avec mes compliments qu’il en a oublié que « les autres » aussi peuvent être « bons »? Je me …

La cabane aux doudous

Je guette par la fenêtre depuis des jours. J’attends le sourd et paisible silence de neige qui viendra se coucher sur notre maison. J’ai besoin que décembre nous enveloppe. Que s’apaise le bruit de la course folle et qu’enfin on se referme une petite bulle d’entre nous. Les doigts trempés dans le lait chaud. Des heures, des heures, des heures à ne penser à rien, à suivre leur course dans la neige ou leurs superhéros sur l’écran de la télévision. Des jours à manger trop de crêpes et à finir les bonhommes en pain d’épices pour déjeuner. On bâtira des forteresses de tissus. Des empires de doux qui s’empile et nous ensevelit de tout son mou. On ne sortira de nos pyjamas que s’il manque de lait dans le frigo. Je nous vois voguer sur un microscopique voilier, dans les vagues chaudes d’une tasse de chaï sucré. Entre mes mains, la tasse. Entre la forteresse de mes doigts, ma petite famille. J’ai appris depuis qu’ils sont là à attendre précisément cela : les jours de flottement …

J’aime pas jouer, la suite

Je veux vous remercier d’avoir lu mon billet de septembre dernier où je vous avouais que je n’aimais pas tellement ça, jouer. Ç’a touché une corde sensible, je m’en rends bien compte à postériori : 27 000 personnes sont venues lire ce billet. En plus, la majorité de vos commentaires (sauf un, ha!) et de vos réflexions sur le blogue et les réseaux sociaux tournaient autour de : « je me sens moins seule », et/ou « je me sens moins coupable tout à coup ». Et vous savez ce que ç’a fait chez moi? Je vous le donne en mille : je me suis sentie moins seule et, surtout, moins coupable. Toute cette solidarité entre parents autour de ce sujet m’a beaucoup fait réfléchir à cette énorme pression parentale que nous nous mettons, la perfection que nous voudrions tellement atteindre. Mais qui décide de ce que c’est, la perfection justement? Coupable, vraiment? Il aura fallu que j’écrive un texte sur internet pour me rendre compte que c’était complètement ridicule que je me sente coupable de vouloir faire la cuisine ou le …

trio de Vans

Un p’tit bonheur qui nous appartient

Ça m’arrive de trouver que je suis une bonne mère. Pendant quelques jours, ça marche mon affaire, je suis présente, drôle, aimante, patiente et j’interviens comme une championne. Puis arrive la journée poche. La journée où je crie trop, où je m’impatiente, où j’ai pas le goût de jouer, pas envie d’expliquer, pas le goût de négocier. De mère-pas-pire-pantoute, je passe à mère-poche qui se sent méga coupable Mère-poche à temps plein. C’est ce que je suis devenue quand j’ai décidé de démarrer mon entreprise. J’avais la tête ailleurs et pu le temps de faire du pain aux bananes ou des biscuits maison. Je suis devenue la maman qui abuse du « j’arrive, dans deux minutes! » et qui disparait derrière l’écran de son laptop dès que la p’tite fait un dessin. Oui, cette méchante maman qui profite de la sortie au parc pour être sur son téléphone et répondre à des courriels ou analyser les données de sa boutique en ligne. Encore pire… l’heure du souper a été pendant plusieurs semaines le seul temps dont on …

Tout ce que tu verras…

Un GROS highlight de l’été chez les Archambault-Audet? Martha marche! En fait, elle a fait ses premiers petits pas il y a deux mois, mais refusait de marcher ailleurs que dans le salon. Ensuite, ç’a été que dans le sous-sol (je trouvais ça très drôle), puis, n’importe où dans la maison, mais pas à l’extérieur! #LogiqueDeBébé J’avais dit à son éducatrice qu’elle marchait « chez nous » alors, chaque fin d’après-midi, elle me disait sur un ton amusé que ma fille avait avancé à quatre pattes toute la journée… et qu’elle me croyait moyen qu’elle était capable de marcher à la maison ;) BEN Ç’A DURÉ UN MOIS et elle nous a vraiment fait rire dans son entêtement! Mais bon, maintenant qu’elle a décidé que la marche (et l’indépendance qui vient avec), c’était awesome, mon p’tit bout de femme est juste pu arrêtable. Elle est en train de quitter le monde des bébés et ça me rend bien émôtive de penser à toutes les choses qu’elle verra, sentira, goûtera, essayera pour la première fois dans les années qui …

Un jour, j’aurai le temps

Je ne sais pas trop pourquoi, mais comme c’est l’été, je me suis angoissée à me dire : Mais là, il faut que je me repose!! Comment ça se fait que je suis « en vacances » pis que je suis quand même fatiguée, hein, HEIN? Ce qui a bien sûr eu comme effet de me stresser… encore plus ;) Prendre du temps La mère fatiguée et dépassée que je suis a été invitée à participer à une séance de yoga très intime pour souligner le lancement du tout nouvel album de Jorane, Mélopée. La généreuse musicienne nous a joué son album (magnifique, j’en avais des frissons) pendant qu’Annie Langlois, la co-fondatrice de Mon yoga virtuel.com, nous guidait tout doucement. À la fin du lancement, je suis allée remercier Jorane pour ce moment qu’elle venait de nous faire vivre, et devinez de quoi on a fini par parler? Bah oui, de notre vie de mère, du temps qui nous manquait : que ce soit pour nous, pour créer, pour boire un thé tranquille, etc. Et, sans même le savoir, …