Tous les articles taggés : Réflexion

Avant de se dire au revoir

Mais 2018 arrive, rempli de promesses.

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Comme une certitude

Une amie m’a posé cette question récemment et elle me chicote depuis (la question, pas l’amie) : « Qu’est-ce que tu voudrais léguer à tes enfants? C’est important pour toi de laisser quelque chose? » Mets-en que c’est important pour moi! Je rêverais de leur laisser mon amour de la confection des gâteaux, un exemple de mère féministe et assumée, un gros héritage en argent sonnant, des valeurs d’empathie et de décence humaine, une planète en santé, une maison en campagne et, et, et… Ma liste de lègues potentiels/idéaux/irréalistes est lon-gue. Mais à force de réfléchir à cela, j’en suis venue à cette conclusion. À Henri et Martha Mes enfants, l’amour que j’ai pour vous est immense. Et si je vous le dis et le redis, et que je vous le montre et le remontre, c’est parce que je veux qu’il continue de vous envelopper même quand je ne serai plus là. Un amour tel une odeur rassurante, une marque indélébile, un souvenir auquel on n’a pas besoin de penser, un écho qui résonnent sans s’estomper. Maman …

Le gros bobo

Récemment, j’ai quitté mon emploi des 15 dernières années. Le seul endroit fixe dans ma vie de fou. C’est qu’on m’a offert un nouvel emploi, que j’ai envie de faire, mais quitter mes amis, ma sécurité, ma zone de confort pour me pitcher dans le vide, ça reste quand même la décision la plus difficile que j’ai eue à prendre. J’entrerai donc bientôt dans un endroit où personne ne me connait, où j’ai tout à prouver… et je ne sais pas comment je vais faire. Le bobo Mon plus gros combat dans les dernières années, en fait, de toute ma vie, a été avec mon poids. Comme si mon apparence physique définissait ma crédibilité, ma valeur. J’ai pris 40 livres depuis l’accouchement de mon deuxième enfant, il y a quatre ans, et mon linge « d’avant » est encore dans mes tiroirs. Il est là, parmi les morceaux « temporaires » (déni x1000) de ma taille actuelle que j’ai dû acheter. Des objectifs, je m’en suis donné : – Cinq livres par semaines pour les trois premières semaines (nope, ça …

Une mère performante, c'est quoi?

Êtes-vous une mère de qualité?

Sur l’échelle de la performance maternelle, vous scorez combien? De un à dix, mettons. Ah ouin? Et qu’est-ce qui vous fait perdre des points? Vous criez, des fois? Vous ne cuisinez pas des repas santé tout le temps, tout le temps? La propreté des bacs à jouets de vos enfants est douteuse? Vous croulez sous les piles de linges sales et/ou à plier (laquelle est laquelle déjà, hein?) ? Vous travaillez? Gageons que si vous avez répondu oui à la dernière question et qu’en plus vous le faites à temps plein et à l’extérieur de la maison pendant que vos enfants sont à la garderie ou à l’école primaire, vous jugez encore plus durement votre compétence maternelle. En termes clairs : vous ressentez de la culpabilité. Parce que nous sommes toutes d’accord là-dessus : nos enfants ont vraiment besoin de nous pendant cette période de leur vie et que si nous ne sommes pas là, nous sommes des mères de moins grande qualité, pas vrai? Vous savez quoi ? Nous avons tort. Statistiquement, turbo tort. C’est maintenant …

Nos virages inattendus

Février battait son plein. Je regardais la neige dehors, je ne savais plus s’il fallait que je trouve ça beau. Cela faisait deux mois que nous avions quitté Montréal pour la banlieue. Deux longs mois où, chaque jour, je me demandais si nous avions pris la bonne décision. Je me sentais loin, de tout et de tous. L’hiver, le vent, un bébé-de-pas-un-an qui marche pas : je n’avais rien pour me convaincre de sortir de ma nouvelle maison et d’aller découvrir mon quartier. Vraiment rien. Je berçais souvent Martha dans le salon devant la grande fenêtre. Henri avait encore peur de jouer seul dans le sous-sol. On en a passé des journées, juste les trois, dans le salon. Puis, lors d’une matinée particulièrement ensoleillée, j’ai vu Martha se rendre à quatre pattes jusqu’à la fenêtre et se rouler en boule sur le plancher dans le faisceau que la lumière extérieure nous envoyait. J’ai trouvé ça trop beau, et c’est à cet instant que j’en ai eu marre. Pas de ma nouvelle ville ou de ma nouvelle …

De lourdeur et de maternité

Henri se réveille encore en criant et court jusqu’à mon lit. Il a entendu la moto de son père démarrer et quitter l’entrée. Il pleure parce qu’il n’a pas pu lui dire au revoir avant qu’il parte travailler. J’essaie tant bien que mal de le consoler, lui dire qu’il le verra demain, mais rien n’y fait. Bien sûr, ses pleurs réveillent Martha. Je me lève péniblement et me rends jusqu’au lit de la petite. J’ai mal à la tête comme chaque matin. – Lait-lait. – Oui, ma chérie, mais on va changer ta couche avant. Elle se débat, elle déteste quand on change sa couche. Henri pleure toujours. Martha me pointe férocement sa chaise haute et crie jusqu’à ce que je lui serve ses céréales pour bébé. Elle mange seule. Enfin. À force de câlins et d’attention, Henri se remet de sa peine quotidienne. -Aider-aider? Martha me tend sa cuillère. Je lui dis que je ne peux pas l’aider, que je dois préparer le déjeuner à Henri et qu’elle est capable toute seule. Elle se …

C’est un garçon ou une fille?

Quelle coupe de cheveux portiez-vous lorsque vous étiez enfant? Sur les photos de moi, petite, j’ai presque toujours les cheveux courts (ou très courts, c’est selon) jusqu’à l’âge de 6 ou 7 ans. Peut-être parce que j’étais pas du monde quand venait le temps de me peigner, je sais pas ;) N’en reste pas moins que je me trouve pas mal plus « mignonne » sur mes photos avec les cheveux longs. Pourquoi ? Parce que j’ai l’air « d’une fiiiiiille ». Gros cliché, hein ? Mais c’est qu’on est tellement habitué de voir ça : des petites filles coquettes avec des rubans dans leurs longs cheveux. « Ce que les cheveux courts de mes filles m’ont appris sur le féminisme » Au début du mois, je suis tombée sur What my daughters’ short haircuts taught me about feminism, un billet de blogue d’une américaine dont les trois fillettes correspondent exactement au sacro-saint modèle de la beauté : elles sont toutes blondes aux yeux bleus, le tout, sur des petites faces d’ange. Dans ce texte, la mère parle du malaise qu’elle ressentait quand …