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Comme une certitude

Une amie m’a posé cette question récemment et elle me chicote depuis (la question, pas l’amie) : « Qu’est-ce que tu voudrais léguer à tes enfants? C’est important pour toi de laisser quelque chose? » Mets-en que c’est important pour moi! Je rêverais de leur laisser mon amour de la confection des gâteaux, un exemple de mère féministe et assumée, un gros héritage en argent sonnant, des valeurs d’empathie et de décence humaine, une planète en santé, une maison en campagne et, et, et… Ma liste de lègues potentiels/idéaux/irréalistes est lon-gue. Mais à force de réfléchir à cela, j’en suis venue à cette conclusion. À Henri et Martha Mes enfants, l’amour que j’ai pour vous est immense. Et si je vous le dis et le redis, et que je vous le montre et le remontre, c’est parce que je veux qu’il continue de vous envelopper même quand je ne serai plus là. Un amour tel une odeur rassurante, une marque indélébile, un souvenir auquel on n’a pas besoin de penser, un écho qui résonnent sans s’estomper. Maman …

Êtes-vous une mère de qualité?

Sur l’échelle de la performance maternelle, vous scorez combien? De un à dix, mettons. Ah ouin? Et qu’est-ce qui vous fait perdre des points? Vous criez, des fois? Vous ne cuisinez pas des repas santé tout le temps, tout le temps? La propreté des bacs à jouets de vos enfants est douteuse? Vous croulez sous les piles de linges sales et/ou à plier (laquelle est laquelle déjà, hein?) ? Vous travaillez? Gageons que si vous avez répondu oui à la dernière question et qu’en plus vous le faites à temps plein et à l’extérieur de la maison pendant que vos enfants sont à la garderie ou à l’école primaire, vous jugez encore plus durement votre compétence maternelle. En termes clairs : vous ressentez de la culpabilité. Parce que nous sommes toutes d’accord là-dessus : nos enfants ont vraiment besoin de nous pendant cette période de leur vie et que si nous ne sommes pas là, nous sommes des mères de moins grande qualité, pas vrai? Vous savez quoi ? Nous avons tort. Statistiquement tort. C’est maintenant …

Nos virages inattendus

Février battait son plein. Je regardais la neige dehors, je ne savais plus s’il fallait que je trouve ça beau. Cela faisait deux mois que nous avions quitté Montréal pour la banlieue. Deux longs mois où, chaque jour, je me demandais si nous avions pris la bonne décision. Je me sentais loin, de tout et de tous. L’hiver, le vent, un bébé-de-pas-un-an qui marche pas : je n’avais rien pour me convaincre de sortir de ma nouvelle maison et d’aller découvrir mon quartier. Vraiment rien. Je berçais souvent Martha dans le salon devant la grande fenêtre. Henri avait encore peur de jouer seul dans le sous-sol. On en a passé des journées, juste les trois, dans le salon. Puis, lors d’une matinée particulièrement ensoleillée, j’ai vu Martha se rendre à quatre pattes jusqu’à la fenêtre et se rouler en boule sur le plancher dans le faisceau que la lumière extérieure nous envoyait. J’ai trouvé ça trop beau, et c’est à cet instant que j’en ai eu marre. Pas de ma nouvelle ville ou de ma nouvelle …