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Je suis jalouse, je pense

Je pourrais continuer d’être politiquement correcte et d’appeler ça de l’admiration. Mais j’aurais un peu peur de commencer à me mentir à moi-même. C’est qu’autour de moi, ces temps-ci, des tas d’amies et de connaissances se fabriquent le p’tit 3e, le p’tit dernier, le benjamin. Qu’on me comprenne bien, je les admire, celles qui le font. Mais, je crois que mon sentiment a évolué au-delà du respect. Parce que ça me confronte. Parce que ça me fait réaliser que moi aussi, je voudrais ça, mais que je ne peux pas. Je ne suis pas jalouse de leur 3e bébé, je ne me peux plus d’être heureuse pour elles et pour leur famille respective qui s’agrandit. Mais je suis jalouse de leur force. À un moment, j’ai cru que j’étais jalouse de leur situation, pour ensuite réaliser que ce n’est pas ça du tout. Je l’aime, ma vie. Vraiment beaucoup. Quel privilège, quand même. Non, je ne jalouse pas la situation des autres. Je ne jalouse pas le bonheur ou le matériel. Je n’en suis pas …

Des jouets pour les autres?

Pour ma fille de 16 mois, l’hiver n’est pas encore une saison remplie de possibilités et ses joies riment plutôt avec combat de bottes et pouces qui ne collaborent pas dans les mitaines. Par conséquent, nous cherchons souvent des activités intérieures pour elle et gardons les sorties en plein air pour la sieste. La joujouthèque Puisque la très populaire bibliothèque fait partie de nos habitudes la fin de semaine, l’idée d’une formule similaire avec les jouets était logique pour nous et c’est pourquoi nous voulions découvrir le réseau des joujouthèques. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept, l’inscription au coût de 10$ nous permet de faire la location de jeux de façon mensuelle. Un dollar par jeu pour un maximum de cinq par emprunt. Pour être responsable Ayant été grandement inspirée par le défi de Marianne, je m’étais donné comme objectif d’être plus réfléchie dans mes dépenses. Cinq dollars par mois pour varier nos jouets et ne pas les laisser accumuler la poussière, c’est pas mal ça! Pour jouer en toute liberté Le week-end dernier, c’est surtout pour profiter de l’espace …

trio de Vans

Un p’tit bonheur qui nous appartient

Ça m’arrive de trouver que je suis une bonne mère. Pendant quelques jours, ça marche mon affaire, je suis présente, drôle, aimante, patiente et j’interviens comme une championne. Puis arrive la journée poche. La journée où je crie trop, où je m’impatiente, où j’ai pas le goût de jouer, pas envie d’expliquer, pas le goût de négocier. De mère-pas-pire-pantoute, je passe à mère-poche qui se sent méga coupable Mère-poche à temps plein. C’est ce que je suis devenue quand j’ai décidé de démarrer mon entreprise. J’avais la tête ailleurs et pu le temps de faire du pain aux bananes ou des biscuits maison. Je suis devenue la maman qui abuse du « j’arrive, dans deux minutes! » et qui disparait derrière l’écran de son laptop dès que la p’tite fait un dessin. Oui, cette méchante maman qui profite de la sortie au parc pour être sur son téléphone et répondre à des courriels ou analyser les données de sa boutique en ligne. Encore pire… l’heure du souper a été pendant plusieurs semaines le seul temps dont on …

Le gros bobo

Récemment, j’ai quitté mon emploi des 15 dernières années. Le seul endroit fixe dans ma vie de fou. C’est qu’on m’a offert un nouvel emploi, que j’ai envie de faire, mais quitter mes amis, ma sécurité, ma zone de confort pour me pitcher dans le vide, ça reste quand même la décision la plus difficile que j’ai eue à prendre. J’entrerai donc bientôt dans un endroit où personne ne me connait, où j’ai tout à prouver… et je ne sais pas comment je vais faire. Le bobo Mon plus gros combat dans les dernières années, en fait, de toute ma vie, a été avec mon poids. Comme si mon apparence physique définissait ma crédibilité, ma valeur. J’ai pris 40 livres depuis l’accouchement de mon deuxième enfant, il y a quatre ans, et mon linge « d’avant » est encore dans mes tiroirs. Il est là, parmi les morceaux « temporaires » (déni x1000) de ma taille actuelle que j’ai dû acheter. Des objectifs, je m’en suis donné : – Cinq livres par semaines pour les trois premières semaines (nope, ça …

Une mère performante, c'est quoi?

Êtes-vous une mère de qualité?

Sur l’échelle de la performance maternelle, vous scorez combien? De un à dix, mettons. Ah ouin? Et qu’est-ce qui vous fait perdre des points? Vous criez, des fois? Vous ne cuisinez pas des repas santé tout le temps, tout le temps? La propreté des bacs à jouets de vos enfants est douteuse? Vous croulez sous les piles de linges sales et/ou à plier (laquelle est laquelle déjà, hein?) ? Vous travaillez? Gageons que si vous avez répondu oui à la dernière question et qu’en plus vous le faites à temps plein et à l’extérieur de la maison pendant que vos enfants sont à la garderie ou à l’école primaire, vous jugez encore plus durement votre compétence maternelle. En termes clairs : vous ressentez de la culpabilité. Parce que nous sommes toutes d’accord là-dessus : nos enfants ont vraiment besoin de nous pendant cette période de leur vie et que si nous ne sommes pas là, nous sommes des mères de moins grande qualité, pas vrai? Vous savez quoi ? Nous avons tort. Statistiquement, turbo tort. C’est maintenant …

Nos virages inattendus

Février battait son plein. Je regardais la neige dehors, je ne savais plus s’il fallait que je trouve ça beau. Cela faisait deux mois que nous avions quitté Montréal pour la banlieue. Deux longs mois où, chaque jour, je me demandais si nous avions pris la bonne décision. Je me sentais loin, de tout et de tous. L’hiver, le vent, un bébé-de-pas-un-an qui marche pas : je n’avais rien pour me convaincre de sortir de ma nouvelle maison et d’aller découvrir mon quartier. Vraiment rien. Je berçais souvent Martha dans le salon devant la grande fenêtre. Henri avait encore peur de jouer seul dans le sous-sol. On en a passé des journées, juste les trois, dans le salon. Puis, lors d’une matinée particulièrement ensoleillée, j’ai vu Martha se rendre à quatre pattes jusqu’à la fenêtre et se rouler en boule sur le plancher dans le faisceau que la lumière extérieure nous envoyait. J’ai trouvé ça trop beau, et c’est à cet instant que j’en ai eu marre. Pas de ma nouvelle ville ou de ma nouvelle …

De lourdeur et de maternité

Henri se réveille encore en criant et court jusqu’à mon lit. Il a entendu la moto de son père démarrer et quitter l’entrée. Il pleure parce qu’il n’a pas pu lui dire au revoir avant qu’il parte travailler. J’essaie tant bien que mal de le consoler, lui dire qu’il le verra demain, mais rien n’y fait. Bien sûr, ses pleurs réveillent Martha. Je me lève péniblement et me rends jusqu’au lit de la petite. J’ai mal à la tête comme chaque matin. – Lait-lait. – Oui, ma chérie, mais on va changer ta couche avant. Elle se débat, elle déteste quand on change sa couche. Henri pleure toujours. Martha me pointe férocement sa chaise haute et crie jusqu’à ce que je lui serve ses céréales pour bébé. Elle mange seule. Enfin. À force de câlins et d’attention, Henri se remet de sa peine quotidienne. -Aider-aider? Martha me tend sa cuillère. Je lui dis que je ne peux pas l’aider, que je dois préparer le déjeuner à Henri et qu’elle est capable toute seule. Elle se …